mardi 14 juillet 2009

Escapade chamoniarde - AgoraVox le média citoyen


Escapade chamoniarde

Il n’y a pas que la calotte arctique ou les glaces du Groenland qui fondent, celles des glaciers alpins également, et de manière spectaculaire. La faute à un réchauffement climatique accéléré qui va, à coup sûr, fortement remodeler dans les prochaines années des paysages que l’on croyait pourtant immuables à l’échelle d’une vie. Jean-Marie Claret en est l’une des victimes emblématiques...

Tout leTout le monde à Chamonix connaît M. Claret, l’exploitant de la grotte de glace du Montenvers. Une grotte qui, depuis 1946, reçoit chaque année des dizaines de milliers de touristes venus du monde entier admirer la Mer de glace et plonger en son cœur dans les reflets bleutés de ses parois sous le regard blasé du saint-bernard de service.

Or, voilà que la pérennité de la grotte – déjà déplacée à plusieurs reprises pour faire face à l’avance naturelle du glacier (6 cm par jour) – est menacée. À tel point qu’il a fallu cette année engager de coûteux travaux pour sécuriser un site menacé par les chutes de pierres et de séracs. Sans compter la pose d’inélégantes bâches à la surface du glacier pour en limiter la fonte à l’aplomb de la grotte.

Le principal problème ne réside toutefois pas là. Desservie depuis la gare du train à crémaillère du Montenvers (1917 m d’altitude) par une télécabine d’une centaine de mètres de dénivelée, la grotte s’éloigne toujours plus de cette installation. Et pour cause : en raison du réchauffement climatique, le glacier perd désormais… 4 mètres d’épaisseur par an et beaucoup plus en période de canicule ! Résultat : la grotte n’est accessible qu’au moyen de passerelles et d’escaliers métalliques depuis la station inférieure de la télécabine. De 40 marches en 1990, on est passé à… 300 marches en 2009 ! Un véritable problème pour les nombreuses personnes âgées et les très jeunes enfants.

Ouvert avec trois semaines de retard, la grotte actuelle vit à l’évidence ses dernières saisons à son emplacement actuel. Dès 2011, elle devrait être déplacée non plus de quelques mètres comme dans le passé, mais de 300 ou 400 m en amont sur la partie plane de la Mer de glace. Au prix de très coûteux investissements en matière de desserte auxquels la municipalité de Chamonix réfléchit d’ores et déjà.

Encore faudra-t-il anticiper les effets du réchauffement pour pérenniser les futures installations. Car c’est une évidence : le glacier continuera de fondre à une vitesse vertigineuse à l’échelle géologique. En 14 ans, le front de la Mer de glace à reculé de 400 m. Et les experts du laboratoire de glaciologie du CNRS de Grenoble sont formels : il reculera encore de 600 à 900 m dans les 20 prochaines années !

Pour le reste, la vallée de Chamonix n’a guère changé ces dernières années, malgré une urbanisation croissante et la quasi-disparition des troupeaux de bovins de ses alpages. Malgré un temps exceptionnel en ce début d’été marqué par la persistance d’un grand beau temps matinal, les visiteurs semblent être moins nombreux, la faute sans doute à la crise économique. Une crise qui touche à l’évidence également les étrangers, mais sans les empêcher d’être nettement majoritaires dans les rues de la ville, les sentiers de montagne et les remontées mécaniques. Notamment les Japonais, réputés les meilleurs touristes du monde si l’on en croit une récente enquête, mais qui sont d’assez loin les plus enclins à jouer des coudes pour monter dans les téléphériques et s’assurer les meilleures places.

Quant à la récente diminution du taux de TVA dans la restauration, elle n’a pas donné lieu dans les établissements chamoniards à une chute spectaculaire des tarifs, c’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup de restaurants n’ont en effet strictement rien changé à leur carte, et les autres se sont contentés de diminuer les prix des plats les moins commandés par les touristes. Incidence nulle sur les fondues, raclettes, tartiflettes, brasérades et autres pierrades !

Autre problème, déjà constaté ailleurs (récemment à Paris, Marseille, Nevers et Bourges) : de plus en plus de restaurants n’affichent plus à l’extérieur les prix d’une sélection de vins comme les y oblige pourtant la loi. Une omission évidemment délibérée. Et pour cause : les prix des vins se sont envolés de manière spectaculaire sur leurs cartes, et il n’est pas rare désormais de voir une modeste AOC proposée à 24 ou 28 euros la bouteille ! J’envisage, à cet égard, de saisir la DGCCRF de ce problème qui tend manifestement à gagner tout le territoire national au détriment des clients pris en otage – ils ne découvrent le prix des vins qu’une fois installés dans la salle ! – par des professionnels hors la loi.

Allez, retour à Chamonix. Je joins à ce papier quelques-unes des 170 photos que j’y ai faites entre la fin juin et le début juillet. Bonne balade sur les sentiers chamoniards et, promis, l’an prochain, j’irai en Suisse ausculter les glaciers de l’Oberland Bernois, eux aussi très malades...

monde à Chamonix connaît M. Claret, l’exploitant de la grotte de glace du Montenvers. Une grotte qui, depuis 1946, reçoit chaque année des dizaines de milliers de touristes venus du monde entier admirer la Mer de glace et plonger en son cœur dans les reflets bleutés de ses parois sous le regard blasé du saint-bernard de service.

Or, voilà que la pérennité de la grotte – déjà déplacée à plusieurs reprises pour faire face à l’avance naturelle du glacier (6 cm par jour) – est menacée. À tel point qu’il a fallu cette année engager de coûteux travaux pour sécuriser un site menacé par les chutes de pierres et de séracs. Sans compter la pose d’inélégantes bâches à la surface du glacier pour en limiter la fonte à l’aplomb de la grotte.

Le principal problème ne réside toutefois pas là. Desservie depuis la gare du train à crémaillère du Montenvers (1917 m d’altitude) par une télécabine d’une centaine de mètres de dénivelée, la grotte s’éloigne toujours plus de cette installation. Et pour cause : en raison du réchauffement climatique, le glacier perd désormais… 4 mètres d’épaisseur par an et beaucoup plus en période de canicule ! Résultat : la grotte n’est accessible qu’au moyen de passerelles et d’escaliers métalliques depuis la station inférieure de la télécabine. De 40 marches en 1990, on est passé à… 300 marches en 2009 ! Un véritable problème pour les nombreuses personnes âgées et les très jeunes enfants.

Ouvert avec trois semaines de retard, la grotte actuelle vit à l’évidence ses dernières saisons à son emplacement actuel. Dès 2011, elle devrait être déplacée non plus de quelques mètres comme dans le passé, mais de 300 ou 400 m en amont sur la partie plane de la Mer de glace. Au prix de très coûteux investissements en matière de desserte auxquels la municipalité de Chamonix réfléchit d’ores et déjà.

Encore faudra-t-il anticiper les effets du réchauffement pour pérenniser les futures installations. Car c’est une évidence : le glacier continuera de fondre à une vitesse vertigineuse à l’échelle géologique. En 14 ans, le front de la Mer de glace à reculé de 400 m. Et les experts du laboratoire de glaciologie du CNRS de Grenoble sont formels : il reculera encore de 600 à 900 m dans les 20 prochaines années !

Pour le reste, la vallée de Chamonix n’a guère changé ces dernières années, malgré une urbanisation croissante et la quasi-disparition des troupeaux de bovins de ses alpages. Malgré un temps exceptionnel en ce début d’été marqué par la persistance d’un grand beau temps matinal, les visiteurs semblent être moins nombreux, la faute sans doute à la crise économique. Une crise qui touche à l’évidence également les étrangers, mais sans les empêcher d’être nettement majoritaires dans les rues de la ville, les sentiers de montagne et les remontées mécaniques. Notamment les Japonais, réputés les meilleurs touristes du monde si l’on en croit une récente enquête, mais qui sont d’assez loin les plus enclins à jouer des coudes pour monter dans les téléphériques et s’assurer les meilleures places.

Quant à la récente diminution du taux de TVA dans la restauration, elle n’a pas donné lieu dans les établissements chamoniards à une chute spectaculaire des tarifs, c’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup de restaurants n’ont en effet strictement rien changé à leur carte, et les autres se sont contentés de diminuer les prix des plats les moins commandés par les touristes. Incidence nulle sur les fondues, raclettes, tartiflettes, brasérades et autres pierrades !

Autre problème, déjà constaté ailleurs (récemment à Paris, Marseille, Nevers et Bourges) : de plus en plus de restaurants n’affichent plus à l’extérieur les prix d’une sélection de vins comme les y oblige pourtant la loi. Une omission évidemment délibérée. Et pour cause : les prix des vins se sont envolés de manière spectaculaire sur leurs cartes, et il n’est pas rare désormais de voir une modeste AOC proposée à 24 ou 28 euros la bouteille ! J’envisage, à cet égard, de saisir la DGCCRF de ce problème qui tend manifestement à gagner tout le territoire national au détriment des clients pris en otage – ils ne découvrent le prix des vins qu’une fois installés dans la salle ! – par des professionnels hors la loi.

Allez, retour à Chamonix. Je joins à ce papier quelques-unes des 170 photos que j’y ai faites entre la fin juin et le début juillet. Bonne balade sur les sentiers chamoniards et, promis, l’an prochain, j’irai en Suisse ausculter les glaciers de l’Oberland Bernois, eux aussi très malades...

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dimanche 5 juillet 2009

Aiguille du Midi - Vues aériennes












samedi 27 juin 2009

Réouverture de la grotte de la Mer de glace


GRENOBLE - La célèbre grotte de la Mer de glace, visitée par quelque 300.000 touristes du monde entier chaque année, rouvrira samedi alors que son ouverture estivale avait été retardée pour des raisons de sécurité, a-t-on appris vendredi auprès de la mairie de Chamonix.

"D'énormes travaux de sécurisation ont été effectués depuis la première commission. Une purge des abords de la grotte a été effectuée sur plus de 500 m2", a précisé Jean-Claude Burnet, élu en charge des travaux, à l'issue de la visite d'une commission de sécurité vendredi.

Des bandes de toile de trois mètres de large ont été installées sur plusieurs centaines de mètres de long au-dessus de la grotte afin de retarder la fonte du glacier et un grillage a été apposé pour empêcher les chutes de pierres.

L'ouverture prévue le 16 juin avait été reportée suite au passage d'une commission de sécurité qui avait recommandé la finalisation de travaux pour garantir une "sécurisation optimale de l'entrée du site menacée par des chutes de séracs et de pierres".

Chaque année, quelque 300.000 visiteurs empruntent le petit train du Montenvers pour découvrir cette galerie translucide aménagée en appartement glaciaire et gardée par un Saint-Bernard.

Ces dernières années, la fonte accélérée de la Mer de glace, plus grand glacier de France, qui a perdu quatre à cinq mètres d'altitude depuis 1994, complique la sécurisation du site, de moins en moins accessible.

(©AFP / 26 juin 2009 19h44)

mercredi 17 juin 2009

Chamonix : la grotte de la Mer de glace en sursis

L'intérieur de la Grotte, avec son mobilier en glace


La grotte creusée sous la mer de glace de Chamonix est menacée par le réchauffement climatique. Elle ne sera pas ouverte au public comme prévu le 16 juin prochain. La fonte accélérée du plus grand glacier de France, rend l'accès de plus en plus problématique à ce site historique prisé par des visiteurs du monde entier.

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L'ouverture estivale a été reportée «d'une dizaine de jours» suite au passage d'une commission de sécurité, qui a recommandé jeudi le renforcement de mesures de sécurité autour de l'entrée du site, menacée par des chutes de séracs et de pierres.La mise en oeuvre de ces mesures permettra ensuite au maire de Chamonix d'autoriser ou non l'ouverture du site.

Quelques 300 000 visiteurs chaque année

Depuis plus d'un demi-siècle, quelque 300.000 visiteurs empruntent chaque année, depuis Chamonix, le petit train du Montenvers pour découvrir cette galerie translucide aménagée en appartement glaciaire, creusée et taillée par des ouvriers surnommés «Grottus».

Ces dernières années, le réchauffement climatique a accéléré la fonte du glacier, qui perd quatre à cinq mètres d'altitude par an depuis 1994, faisant décroître d'autant le niveau d'entrée de la grotte, située sur le flanc ouest du glacier à environ 1.700 mètres d'altitude.

Aujourd'hui, le visiteur y accède en empruntant une série de passerelles métalliques et des centaines de marches depuis la gare du Montenvers. «En l'espace de vingt ans, on a perdu 80 mètres d'altitude. On va rajouter six marches cet été, ce n'est plus pensable de demander aux touristes de descendre davantage», souligne Jean-Marie Claret, concessionnaire de la grotte, préoccupé par les problèmes de sécurité.

L'avenir de la grotte est incertain

En 2009, les travaux d'accès au site ont «été particulièrement onéreux», selon M. Claret, évoquant un coût de 80.000 euros partagé avec la municipalité.

Il a fallu miner les lames menaçantes des séracs, renforcer les passerelles d'accès, poser des bâches spéciales limitant la fonte au dessus de l'entrée de la grotte et purger, à l'aide d'une pelle-araignée, les roches libérées par la fonte des glaces. «On ne peut pas continuer à bricoler chaque année. Il est temps de trouver une solution pérenne adaptée à la nouvelle forme du glacier», souligne M. Claret.

L'adjoint au maire de Chamonix chargé de la sécurité, Jean-Louis Verdier, reconnaît que l'avenir de la grotte, dans son emplacement actuel, «est compté» en raison des évolutions climatiques.

«Pour le tourisme, ce serait dommage qu'on soit obligé de fermer» cette grotte que des générations d'écoliers ont découvert sur leurs manuels scolaires, estime M. Verdier. «On fera tout pour la maintenir ou la déplacer», ajoute-t-il.

Un déplacement de l'entrée quelques centaines de mètre plus en amont sur une partie plus saine et plate du glacier nécessiterait de lourds aménagements mais permettrait de pérenniser le site sur plusieurs années, selon M. Claret.

Ces quatorze dernières années, le réchauffement climatique a fait reculer de 400 mètres le front de la Mer de glace, qui devrait perdre entre 600 et 900 mètres de plus ces 20 prochaines années, selon une étude du laboratoire de glaciologie du CNRS de Grenoble.

mardi 9 juin 2009


Visite guidée de la DZ des Bois.

Au cours de la journée les visiteurs pourront visiter les installations, prendre contact dans les différents stands afin de découvrir le travail et l'investissement de tous les maillons de la chaîne du secours en montagne, (alerte et gestion de l'alerte, organisation des opérations de secours, technicité de la médecine d'urgence en montagne, travail et évolution des aéronefs pour les pilotes et mécaniciens de la Gendarmerie, de la sécurité civile et des sociétés privées).

samedi 23 mai 2009

vidéo