lundi 25 juillet 2011

Dis monsieur, c'est vrai que les glaciers reculent ?



Publié le dimanche 24 juillet 2011 à 11H00 - Vu 15 fois
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Depuis 1988, la mer de glace perd trois à quatre mètres d'épaisseur chaque année.
Depuis 1988, la mer de glace perd trois à quatre mètres d'épaisseur chaque année.



Tout l'été, des glaciologues, dont Sylvain Coutterand, expliquent l'évolution de la mer de glace sur le belvédère à l'arrivée du train à crémaillère.
Tout comme les marins, les montagnards sont de précieux observateurs des évolutions climatiques de la planète. Or ils font un constat sans appel : les hivers sont moins rudes, les étés plus chauds. Indicateur grand format de cette évolution : les glaciers ne cessent de reculer.
Depuis 1830, la mer de glace, attraction majeure en Haute-Savoie, a perdu 2,3 km de longueur et 150 m d'épaisseur. Non loin de Chamonix, le glacier des Bossons a, quant à lui, régressé de 900 m sur les 27 années qui viennent de s'écouler.
Faut-il s'en inquiéter ? A coup sûr. Mais en gardant à l'esprit, comme l'explique le glaciologue Sylvain Coutterand, que les glaciers n'ont cessé d'évoluer au fil de l'histoire. « On sait qu'à l'époque romaine, par exemple, ils étaient sans doute 1,5 km plus loin. Et on sait aussi qu'il y a 11 500 ans, la mer de glace arrivait jusqu'à Chamonix ».
Pour le touriste qui découvre le panorama, la magie est intacte. Certes, la mer de glace est moins immaculée. La faute aux moraines, ces blocs de roche qui se détachent et couvrent peu à peu la surface du glacier, lui donnant cet aspect grisâtre. La mer de glace est également moins vaste qu'il y a une dizaine d'années.
Mais le site est grandiose et les images des premiers touristes foulant le glacier sont ahurissantes. Et puis, au bord de cette mer-là, pas besoin de se soucier des horaires des marées. Il suffit, pour s'y rendre, de se procurer ceux du petit train du Montenvers qui grimpe les 871 mètres de dénivelé depuis la gare de Chamonix.

dimanche 10 juillet 2011

Société. Ils sont les anges gardiens de vos vacances à la montagne



Chamonix. En hélico, à pied, à skis ou en raquettes, les super gendarmes des pelotons de haute montagne vont sauver des dizaines de vie cet été. Rencontre au sommet à Chamonix, berceau du secours en montagne




Par tous les temps, et même quand la neige tombe un 1 er juin, un seul mot d’ordre : avancer / Photo Philippe Juste

Le matin, ils grimpaient à des arbres pour décrocher un parapentiste empêtré dans les branches. L’après-midi, ils étaient suspendus au milieu d’une falaise de 50 mètres, en train de brancarder une victime. Le soir, ils sont partis à la recherche d’un avion qui s’est crashé quelque part dans le massif du Mont-Blanc. Un exercice déjà corsé, mais devenu redoutable en raison d’une neige exceptionnelle tombée ce premier jour du mois de juin.
Bienvenue au CNISAG, le centre national d’instruction de ski et d’alpinisme de la gendarmerie à Chamonix. Là où sont formés les super-gendarmes qui vont intégrer les pelotons de gendarmerie haute montagne (PGHM). 250 candidats au départ chaque année. À peine 10 à l’arrivée rejoindront cette unité d’élite de 326 hommes. La formation ? 34 semaines pour maîtriser les aspects techniques. Mais des années pour apprendre la montagne. « C’est un milieu qui nécessite du vécu, du feeling. Il faut avoir connu tous les types d’intervention, par tous les temps, de jour comme de nuit pour être capable de gérer une opération complexe », résume le lieutenant-colonel Agresti, patron du Cnisag.
À Chamonix, le saint des saints des PGHM, les gendarmes ont effectué l’an dernier 1100 interventions, dont 900 dans le massif du Mont-Blanc où ils ont le monopole du secours. Ils tiennent à maîtriser le traitement de l’alerte : « C’est le point clé car en montagne, il n’y a ni route départementale, ni point kilométrique. Et puis il faut emmener le matériel idéal tout de suite », explique le chef d’escadron Estachy, patron du PGHM. La plupart des interventions sont héliportées, le point le plus éloigné du massif étant à 15 minutes d’hélico. Si les conditions sont trop mauvaises pour décoller, ils iront à pied, à ski ou en raquettes. Sans état d’âme et souvent au péril de leur vie. 52 gendarmes sont morts en montagne depuis 1958.
La mort fait partie de leur quotidien. 70 personnes sont décédées sur les pentes de Haute-Savoie l’an dernier. Et autant de familles à prévenir. Récemment, le fils d’une victime est revenu à Chamonix deux ans après un drame. « Je l’ai emmené sur les lieux où son père s’est tué. J’ai eu le sentiment qu’il est reparti apaisé », se souvient le gendarme.
Heureusement, il y a davantage de belles histoires. Comme cette jeune femme en bien mauvaise posture sur une paroi. Revenue sur la terre ferme, elle a embrassé fougueusement son sauveur. Un autre alpiniste, donné pour mort après une chute de 100 mètres lors d’un rappel, s’en est miraculeusement sorti. Plus tard, il s’est marié et a demandé au gendarme qui l’a secouru d’être son témoin.
Xavier Breuil

mercredi 6 juillet 2011

Chamonix-Mont-Blanc : départ pour l' Aiguilles du Midi et la Mer de Glace

ImageEt voici un lieu où vous ne risquez pas de vous sentir isolés ! Avec près d'un million de visiteurs par an, le Mont-Blanc figure dans le trio de tête des sites les plus visités au monde. Accéder en quelques (dizaines) de minutes, sans effort, en chemins de fer, téléphériques ou autres installations, à des paysages époustouflants de montagne à près de 4000m a en effet de quoi séduire ! Difficile donc d'éviter les files d'attente ! Si vous êtes allergique à la foule, préférez les heures matinales ou renoncez carrément à la période estivale mais ne vous privez  pas de découvrir, de vos propres yeux, un site, certes archiconnu, mais qui vous laissera un souvenir impérissable !
Les grands classiques :

L'Aiguille du Midi : deux tronçons d'une dizaine de minutes chacun avec un premier arrêt au Plan de l'Aiguille à quelque 2 300 m. Vous êtes au pied des aiguilles que domine la haute silhouette du Mont-Blanc. On repart ensuite pour atteindre, à plus de 3'700 m, le piton nord de l'Aiguille qui offre une vue plongeante sur les séracs et les crevasses du glacier des Pèlerins, les Grandes Jurasses, l'Aiguille verte. De là, on peut aller encore plus haut, à 3'842 m, soit jusqu'au sommet de l'Aiguille du Midi en empruntant l'ascenseur du piton central. Frisson transfrontalier à s'offrir en option avec la télécabine Panoramique Mont-Blanc qui survole le glacier pour rejoindre la pointe Helbronner en Italie. 
Le Montenvers - la Mer de Glace : après un trajet de 20 min. avec le chemin de fer à crémaillère, on atteint Montenvers, point de départ d'une multitude de belles balades pour découvrir la flore et la faune alpines. Jetez également un coup d'œil au petit musée situé au premier étage du Grand Hôtel de Montenvers, bâtiment construit à la fin du 19ème siècle, qui raconte l'histoire du train. Un peu plus loin, le musée de la Faune alpine, localisé dans d'anciennes écuries, présente des animaux naturalisés. La galerie creusée dans la roche mérite également le détour pour ses cristaux de la région. Ensuite par télécabine ou un escalier de deux cent marches accessible en été, on gagne la Mer de Glace qui doit son nom aux vagues de glace formées à sa surface. A ne pas manquer la grotte creusée dans le glacier à la couleur bleutée impressionnante.  

Le Brévent - la Flégère : un magnifique panorama sur le Mont-Blanc auquel on accède par télécabine et par téléphérique.

Horaires et tarifs des transports, voir ici 

Option intéressante : les forfaits, voir ici

A voir aussi le centre ville de Chamonix et ses bâtiments « art déco » concentrés autour de la place Balmat. Hormis l'église Saint-Michel datant du 17ème siècle, il ne subsiste pas de vestiges antérieurs au 20ème siècle en raison de l'incendie qui détruisit la quasi-totalité du village en 1865.

Quelques idées d'hébergement à Chamonix :

Hôtel Croix Blanche : une demeure de caractère de la fin du 18ème siècle en zone piétonne qui ouvre sur un grand jardin. 35 chambres au style rustique régional et brasserie servant des spécialités savoyardes. Site Internet de l'hôtel

Hôtel Prieuré : un grand chalet savoyard dont toutes les chambres ouvrent sur un jardin face au Mont-Blanc et un restaurant, « La Baita », qui propose une cuisine de saison dans un cadre tout de bois revêtu.Site Internet de l'hôtel

Hôtel Alpina : architecture contemporaine pour cet hôtel qui offre, depuis ses balcons, de beaux points de vue sur la face escarpée du Brévent ou les pentes enneigées du Mont-Blanc. Restaurant « le Vista », tout aussi panoramique que les chambres, qui propose, tous les soirs, un menu plancha - viande, poissons et buffet de hors d'œuvre - à des tarifs imbattables. Site Internet de l'hôtel

Le Grand Hôtel du Montenvers : à la gare éponyme, une adresse mythique située à près de 2'000m d'altitude. Un chalet « Belle Epoque » aux boiseries centenaires qui propose des chambres double ou un dortoir. Vue époustouflante et carte du terroir bien charpentée. Petit musée qui raconte l'histoire du train. Site Internet de l'hôtel 

Hôtel Excelsior : à deux pas de la gare de Tines, une maison cossue  très « début du siècle» en mains de la même famille depuis 1913 qui propose de belles chambres et une excellente table. Magnifique vue sur le Mont-Blanc et les Aiguilles du Midi, et service au bord de la piscine en été. Site Internet de l'hôtel

Club Med Chamonix: des offres intéressantes surtout lorsque la destination est proposée en dernière minute. Uniquement en ligne (valables certaines semaines et place limitées). Pour en savoir plus, cliquer ici 

Photo: © Monique Haehl

vendredi 1 juillet 2011

Le massif du Mont-Blanc



panorama-lac-blanc

Le grand spectacle

Chamonix vous propose de nombreux points de vue exceptionnels accessibles via les remontées mécaniques et les sentiers pédestres. Ces différents panoramas se situent tout autour de la vallée, aussi bien au coeur du massif du mont-Blanc que dans le massif des Aiguilles Rouges. C'est un voyage extraordinaire à portée de chacun. En quelques minutes de transport par câble ou en quelques heures de marche pour les plus courageux, vous serez plongés au milieu de ce site grandiose.

Le mont Blanc

Le toit de l'Europe, troisième site naturel le plus visité au monde, continue chaque année d'attirer des millions de visiteurs et des milliers d'alpinistes. Vaincre le mont-Blanc demeure un rêve partagé par de nombreux pratiquants amateurs ou passionnés. Ce rêve est accessible à condition de ne pas sous-estimer les flancs d'apparence facile de cette montagne légendaire.
La dernière campagne de mesure du mont Blanc : septembre 2009
Nouvelles mesures d'altitude du Mont-Blanc : 4810,45 m, une stabilité à toute épreuve !
Selon l'avant dernière campagne de mesure effectuée en septembre 2007, le Mont-Blanc, plus haut sommet des Alpes et d'Europe occidentale, avait une altitude de 4810,90 mètres, soit un gain de 2,15 mètres par rapport aux mesures de 2005, une altitude record depuis les premières mesures GPS de 2001. Les 12 et 13 septembre 2009, les géomètres-Experts de Haute-Savoie ont effectué la 5ème opération de mesure du toit de l’Europe, dans le cadre de la candidature Annecy 2018.
Selon les premières analyses effectuées, le Mont-Blanc mesure exactement 4 810,45 m et le volume de glace au dessus de 4 800 m est de 21 626 m3. Par ailleurs, et du fait des vents dominants le sommet s'est déplacé vers l'Est de 26m (suivant l'axe de l'arête sommitale), donc vers l'Italie.

Les glaciers de la vallée de Chamonix

Couvrant une surface importante (125 km2) les glaciers sont omniprésents dans la vallée de Chamonix. Ces géants de glace ont depuis toujours inspiré, étonné, fasciné.

Le glacier des Bossons

Lorsque l'on entre dans la vallée, on ne peut manquer d'être impressionné par le glacier des Bossons, « la plus grande cascade de glace d'Europe ».
Le glacier des Bossons et du Mont Blanc a une histoire, une très longue histoire. C'est dans ce glacier que fut creusée la première grotte de glace dès 1870. C'est le glacier du Massif du Mont-Blanc qui avance le plus rapidement (300 m/an). C'est un glacier qui réagit très rapidement aux changements climatiques...
Cette passionnante histoire est aujourd'hui racontée dans l'exposition réalisée en plein air aux abords du glacier. Neuf panneaux jalonnent ce sentier forestier. Chaque panneau présente un thème particulier : la vie du glacier, le petit âge glaciaire, l'évolution du glacier... Cette exposition au départ du chalet des Bossons est gratuite et traduite en anglais et allemand. Le chalet est ouvert de juin à septembre.

Le glacier de la mer de Glace

« mer agitée d'une brise qui aurait gelé tout à coup » (Windham)
La Mer de Glace est l'un des sites naturels les plus visités au monde, grâce à l'accès par le petit train du Montenvers.
Cet engouement n'est pas nouveau. Dès la fin du XVIIIe siècle, des voyageurs à l'esprit curieux « découvrent » ce lieu unique. Aujourd'hui, le train du Montenvers vous conduit sur les traces de illustres pionniers Rousseau, Hugo , Nodier, Sand et tant d'autres...
La grotte de glace : vous pénétrerez au coeur même du glacier, à l'intérieur d'un chalet entièrement sculpté dans la glace où, comme figés dans le temps, des mannequins en costume d'époque témoignent du mode de vie montagnard d'antan. Chaque année, depuis 50 ans, la grotte est retaillée, le glacier emportant avec lui l'ouvrage éphémère.



 Sommet aiguille-du-midi

Le téléphérique le plus haut d'Europe

Depuis le centre de Chamonix, le téléphérique de l'Aiguille du Midi vous transporte en 20 minutes aux portes de la Haute Montagne à 3842 m.
Du haut de ses 3777m, l'Aiguille du Midi et ses terrasses aménagées offrent une vue à 360° sur toutes les Alpes françaises, suisses et italiennes. Grâce à un ascenseur, vous accédez à la terrasse sommitale à 3842m, pour découvrir une vue imprenable sur le mont Blanc.
Durée de la visite, trajet inclus de 2 à 3 heures. Attention le temps de visite peut être doublé enfonction de l'affluence.
Toute l'année une cafétéria et une boutique de souvenirs vous ouvrent leurs portes. L'été, le restaurant "3842m" vous invite à déguster des spécialités savoyardes dans un cadre unique.
Une fois au sommet, ne manquez pas le voyage en télécabine au-dessus du Glacier du Géant pour rejoindre la Pointe Helbronner en Italie. La télécabine Panoramique est ouverte du 21 mai au 18 septembre 2011.
Le voyage en téléphérique entre Chamonix et l'Aiguille du Midi se fait en 2 tronçons.
A l'intermédiaire le Plan de l' Aiguille situé à 2310m, est le départ de la randonnée du Balcon Nord jusqu'au site du Montenvers. Buvette et restauration le midi au refuge du Plan situé à 5 minutes de marche. Une pause en moyenne montagne bien agréable !


lune-sur le mont blanc du tacul
géographie-climat

Chamonix se situe dans la partie occidentale et septentrionale des Alpes, à 15 km de la Suisse par le Col des Montets, et à 15 km de l'Italie par le tunnel du Mont Blanc. Le point où se rejoignent ces trois frontières se situe au sommet du Mont Dolent (3820 m).

La vallée de Chamonix est dominée par le Mont Blanc, le plus haut sommet d'Europe occidentale avec ses 4810,45m.

D'origine glaciaire, la vallée dominée par le massif du Mont-Blanc au sud et par le massif des Aiguilles Rouges au nord, s'étend sur plus de 17 km de long du sommet du Col des Montets au torrent de Taconnaz et sa superficie est de 24 546 hectares. Le centre ville se trouve à 1035 m d'altitude et le haut de la vallée atteint 1462 m, au Village du Tour.

Le principal cours d'eau de la Haute-Savoie, l'Arve, qui coule sur 107 km, prend sa source au Col de Balme, emprunte la vallée de Chamonix (ou Haute vallée de l'Arve) qu'il a en partie creusée et se déverse dans le Rhône à Genève.

La population résidente est de 10 109 habitants. Les saisons touristiques connaissant d'importantes variations, plus de 100 000 personnes entrent dans la vallée chaque jour l'été et environ 60 000 l'hiver.




Le fameux petit train à crèmaillère

Au départ de Chamonix, le train à crémaillère du Montenvers, permet d' accéder sans difficulté en 20 minutes et en toute sécurité au pied de la Mer de Glace (1913 m), le plus grand glacier français ( 7km de long, 200 m d'épaisseur). Ce site historique, a marqué le début du tourisme en montagne dès le 19ème siècle et offre un  panorama sur les sommets prestigieux tels que les Drus et les Grandes Jorasses.


Enter de la grotte de glace

Sur place la visite de la grotte de glace est un voyage au coeur du glacier, retaillée chaque année, elle décrit la vie des montagnards du début du XIXè siècle. Elle est accessible soit par un sentier pédestre, environ 20 minutes de marche, soit en télécabine : attention, plus de 300 de marches séparent l'arrivée de la télécabine de l'entrée de la grotte.

La galerie des cristaux rassemble une collection de pièces du massif du Mont-Blanc et le musée de la faune alpine font aussi partie du voyage.

La visite totale (grotte et trajets inclus) dure en moyenne 2 à 3 heures. Le temps de visite peut être doublé en période de forte affluence.

Pour les marcheurs, randonnées parmi lesquelles la traversée Montenvers - plan de l'Aiguille par le grand balcon Nord, mais aussi la redescende sur Chamonix par Les Planards ou le village des Bois. 

hôtel du Montenvers
Pour se restaurer, 2 possibilités : soit une restauration rapide au buffet de la gare soit un repas savoyard ou traditionnel au Grand Hôtel du Montenvers, construit en 1880, un lieu chargé d'histoire et d'authenticité.
L'été, l'hôtel retrouve sa vocation première, héberger les alpinistes, les voyageurs et les aventuriers de la fin du 19 siècle. Avec ses 9 chambres et son dortoir, il a su garder le charme et la simplicité d'antan.

mardi 10 mai 2011

MONT BLANC VERSANT DURABLE


DU 2 AU 4 JUIN 2011.Nouvel événement 2011 vallée de Chamonix-mont-blanc ! Mont-blanc versant durable les rencontres du tourisme de demain.

Cette rencontre annuelle est destinée à la fois aux professionnels et au grand public. Elle cultive l’interdisciplinarité en invitant les acteurs du tourisme, des décideurs, des chercheurs et des experts, des scientifiques, des responsables associatifs… avec des ateliers, des visites de sites, un salon… Elle s’ouvre au plus grand nombre (dans l’esprit de ce que proposait le Festival des sciences) avec des soirées débat, des expositions, des animations, des films, des sorties nature, des rencontres avec les publics scolaires…
« Mont Blanc Versant Durable » s’intéresse au tourisme de montagne mais aussi au tourisme balnéaire et au tourisme urbain. L’événement a pour objet les problématiques de notre vallée mais aussi celles de notre espace transfrontalier, et ailleurs, celles du territoire national et de l’ensemble du monde.

1RE EDITION : TRANSPORTS ET MOBILITES
Mobilités et déplacements sur la planète, histoire des transports et des moyens de transport, transports de demain dans la ville de demain, voyage comme art de vivre, accessibilité des lieux touristiques, mobilité sur les sites, transport dans la fiction et la science fiction…

Depuis de nombreuses années, la Vallée de Chamonix Mont Blanc est considérée comme un véritable laboratoire dans la mise en œuvre de solutions innovantes au service du développement durable. De multiples programmes scientifiques permettant de mieux comprendre l’évolution des milieux naturels et les enjeux du territoire y sont développés et des modèles de gestion transfrontalière expérimentés en faveur de la valorisation de ce site exceptionnel.

Nous avons organisé, pendant vingt ans, le Festival des Sciences de la Terre et de ses Hommes qui, pour sa dernière édition, a traité du « vivant » et offert au public une suite passionnante à la Conférence Française pour la Biodiversité organisée par le Ministère de l’écologie à Chamonix. D’importantes réflexions ont également été menées dans le cadre des Sommets du Tourisme qui, pendant 9 ans de
1999 à 2007, ont permis aux experts mondiaux de partager leurs expériences.

Aujourd’hui, nous souhaitons poursuivre les investigations et faire converger « tourisme » et « développement durable » en créant un nouvel événement : « Mont-Blanc, versant durable » les rencontres du tourisme de demain. Cette manifestation s’inscrit dans une démarche globale portée par la Vallée de Chamonix. Celle-ci vient d’être retenue comme territoire lauréat de l’appel à projet Région Rhône- Alpes «Territoire Ecotouristique exemplaire» cofinancé par des fonds européens et nationaux.

Lieu de la manifestation : Vallée de Chamonix , Chamonix-Mont-Blanc
Renseignements : Mairie de Chamonix-Mont-Blanc
Tél : 06 78 99 81 09
Adresse e-mail : dircom@chamonix.fr

samedi 7 mai 2011

Oppidum des Castels à Nages-et-Solorgues (Gard)


Occupé du IIIème siècle avant notre ère jusqu'au début du Ier siècle de notre ère, l'oppidum de Nages est l'un des témoins de la forte occupation gauloise dans la plaine de la Vaunage. Les vestiges des murs d'enceinte, tours et maisons font de cet oppidum l'un des sites pré-romains les mieux conservés de la Gaule. 

Le site a connu quatre phases d'occupation matérialisées par quatre enceintes. 

La première enceinte, partiellement conservée dans sa partie nord date des premiers temps de l'occupation du site, soit vers le début du IIIème siècle avant notre ère. 

La seconde enceinte, dont la longueur estimée est de 540 mètres est mieux conservée avec les vestiges de tours semi-ovales ainsi que d'une tour monumentale à l'angle Nord-Ouest. 
Lors de cette seconde phase d'occupation les habitants adoptent un réseau de rues parallèles et régulières témoignant d'un urbanisme original. Les maisons, de même dimension, signalent une organisation sociale égalitaire.

Devant l'accroissement de la population, les limites de la ville sont repoussées à l'ouest, portant la surface d'occupation à environ 7 hectares. A l'intérieur du nouveau quartier les maisons, composées de plusieurs pièces, s'ouvrent sur des rues moins régulières tandis que dans les anciens quartiers les îlots d'habitation sont réaménagés et agrandis. 

Une quatrième enceinte, renforcée par trois puissantes tours, est érigée plus au nord vers le milieu du IIème siècle avant notre ère, mais certaines zones restent vierges de toute occupation. 

Paradoxalement, c'est lorsque l'oppidum commence à décliner, au Ier siècle, que les habitants construisent un 
bâtiment public aux influences celtes et méditerranéennes qui peut être interprété comme un fanum, temple gaulois. 

Après la conquête romaine, ce type d'habitat fortifié ne présentant plus d'intérêt défensif, une agglomération se développe au pied de la colline et l'oppidum est peu à peu abandonné. 
L'oppidum a été étudié depuis le XIXème siècle, mais les premières fouilles archéologiques n'ont eu lieu qu'à partir de 1958. Les vingt-trois campagnes de fouilles ont permis de dégager plusieurs quartiers d'habitations et d'explorer les fortifications. Les objets découverts sont présentés à la salle d'exposition de Nages (mairie) ainsi qu'au musée archéologique de Nîmes.


La fontaine romaine




Ruines gauloises de l'Oppidum des Castel/Oppidum de Nages

vendredi 6 mai 2011

Le Pont du Gard, un géant de pierre témoin de l'histoire

Voilà près de 2000 ans que le Pont du Gard dresse ses piliers majestueux au-dessus du Gardon. Vestige emblématique de l'art romain, c'est la partie la mieux conservée de l'aqueduc qui reliait Nîmes à la source d'Eure.


 De l'art des Romains
Elément d'un grand aqueduc, le Pont du Gard fut édifié par les Romains vers 50 après J-C. Sa construction dura 5 ans sur les quinze années que nécessita la réalisation de l'aqueduc entier. Grâce à lui, l'eau captée près de la ville d'Uzès était acheminée sur 50 km pour atteindre Nîmes. La ville, en plein essor urbain, recevait ainsi l'eau nécessaire aux établissements publiques et aux habitations privées. Le débit moyen s'élevait à 20 000 m³ par jour sur l'ensemble du trajet. Le Pont du Gard est la partie la mieux conservée de l'aqueduc. Avec 48 m de hauteur et 490 m de longueur, c'est aussi le pont-aqueduc romain le plus élevé. Il est aussi le seul pont-canal à trois étages encore debout aujourd'hui. Ses trois ponts superposés sont constitués de 6, 11 et 35 arcades et l'arche centrale du pont est large de 24,50 m. Ces dimensions impressionnantes font la renommée du site et prouvent aussi le talent des batisseurs romains. La pierre utilisée est d'origine locale et les carrières sont d'ailleurs toujours accessibles. Les chercheurs estiment que l'aqueduc a fonctionné 500 ans, avec un pic d'utilisation aux IIème et IIIème siècles. Des dépots de calcaire et des problèmes d'entretien ont conduit à son abandon au VIème siècle, à la fin de l'Empire romain.


 L'épreuve du temps
Au cours du XIIème siècle, la pierre du Pont sert de matière première à la construction d'édifices religieux dans la région. Le Pont reste néanmoins un axe de communication important, au XIVème siècle pour les charettes puis au XVIIème pour les voitures. Grâce à Prosper Merimée, le Pont du Gard fut inscrit dès 1840 aux monuments historiques et bénéficie de deux campagnes successives de restauration. Le XXème siècle marque un nouveau tournant pour le Pont. Alors que le passage des camions fragilise sa structure, c'est son potentiel touristique qui est peu à peu remarqué et exploité. Des aménagements deviennent nécessaires, mais ils sont réalisés de manière anarchique, ce qui met le monument en danger. En 1985, le Pont du Gard est inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, permettant la conception et la réalisation un projet d'équipement moderne et respectueux du site.


Un site touristique exceptionnelAvec plus d'un million de visiteurs par an, le Pont du Gard est le monument antique le plus visité de France mais son état de délabrement inquiète. Après avoir rejetté l'idée d'un parc d'attractions, les autorités ont mis en place le grand projet qui a donné sa forme actuelle au site.En tout, c'est un territoire de 165 ha qui a été aménagé et mis en valeur. Depuis 2000, le site est de nouveau ouvert au public. Les visiteurs peuvent toujours se rendre gratuitement, mais uniquement à pieds, jusqu'au pont et profiter de cet espace naturel. 


Mais ils pourront aussi visiter les différents musées ou expositions. Le projet a ainsi mêlé la tradition d'un site ouvert et accessible avec sa protection et sa valorisation. C'est visiblement une réussite puisque le site a reçu le label, "Grand site de France" en juin 2004. Désormais, le Pont du Gard est inserré dans un espace protégé. Du parcours au coeur de la garrigue aux expositions sur l'art de vivre romain, toutes les richesses de la région y sont exposées. On peut aussi découvrir les techniques de construction du Pont.



 Cette question, longtemps discutée par les archéologues semble aujourd'hui avoir trouvé une réponse. L'extraction des pierres reposait sur un processus complexe. Des blocs rectangulaires, délimités au préalable, étaient arrachés grâce à des coins de bois. Les environs du Pont se caractérisent quant à eux par un paysage méditerranéen exceptionnel, marqué de la présence de nombreux autres vestiges antiques. 



D'une forte valeur historique et archéologique, le Pont du Gard est aujourd'hui un site touristique majeur pour la région. Il fait l'objet d'une protection efficace et d'une mise en valeur nécessaires à sa sauvegarde. Espérons qu'il verra encore longtemps couler l'eau du Gardon.
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