jeudi 5 mai 2011

Saint Bonnet du Gard



Saint Bonnet du nom d'un évêque Saint Bonitus ayant séjourné à Saint Bonnet.
Le village a été fondé au 10e siècle grâce à la protection de l'abbaye de Psalmodi, (abbaye près de Nîmes).



Saint Bonnet vu depuis la plaine


En 1293, la rivalité des seigneurs d'Uzès et des moines de Psalmodi amena un grand procès pour la délimitation des terres de St Bonnet, St Privat et Remoulins.
Saint Bonnet se trouvait sur la route du sel, et les moines de Psalmodi vivaient particulièrement de ce commerce. Saint Bonnet étant situé près du Gardon.
Les ducs d'Uzès voulaient encore, en 1665 s'occuper du village de St Bonnet, mais les moines avaient l'autorité de ce village.
Le village est construit sur le versant d'un rocher qui porte le nom de Pousterle.
A la cime de ce rocher nous pouvons admirer l'église de style roman du 9e siècle, fortifiée au 13e siècle avec les débris de l'ancien aqueduc romain qui passait dans la plaine de St Bonnet.



Fontaine de Saint bonnet


Au bas du village, une source abondante sillonne la vallée. Nous pouvons admirer la fontaine et le lavoir qui datent de 1861. L'eau va ensuite se jeter dans le Gardon après Lafoux.


vendredi 29 avril 2011

Lac du Salagou

Le projet de barrage fut lancé dans les années 1950, dans le but de créer une réserve d'eau qui favoriserait une diversification des cultures, comprenant le développement d'une production fruitière, la viticulture devenant surproductive. Secondairement, le barrage aurait pour but de régulariser les crues de l'Hérault.
Les travaux débutèrent en 1964 pour se prolonger jusqu'au début de 1969.
Alors qu'on pouvait penser, en 1968, qu'il faudrait des années pour que la cuvette de l'Escandorgue se remplisse, un seul très gros orage la combla à moitié en mars 1969. D'autres précipitations remplirent presque totalement la cuvette en quelques mois, donnant raison aux calculs des ingénieurs.


A l'origine, le barrage du Salagou devait être placé sur l'Hérault, car la plaine de l'Hérault était très cultivée, donc c'était là-bas qu'on avait besoin de l'eau. Avec un peu plus de recul, noyer 3 000 hectares de champs et d'arboriculture pour en irriguer 2 000, ne valait pas le coup.
Puis on a émis l'idée de le placer sur la Lergue : vallée étroite et très encaissée. Cela ne retenait pas assez d'eau.
La solution finale était de le placer sur le Salagou. Les crues du Salagou ne sont pas énormes, mais il y avait de très grandes possibilités de stockage. De ce fait, en ajoutant aux apports en eau du Salagou ceux de la Lergue, via un tunnel de dérivation, le projet aurait été très efficace. Malheureusement, le barrage a été fait, mais pas le tunnel de dérivation. Il faut deux ans pour remplir le lac du Salagou. Ça prend tellement de temps que les visites décennales de contrôle se font par plongeurs, au lieu d'une vidange puis d'une inspection.





 Le barrage ne dispose pas d'évacuateur de crue. On choisit un dispositif naturel : un col vers une vallée voisine


Village de Liausson

mercredi 27 avril 2011

Highliners ou les nouveaux funambules du Mont-Blanc

Sur une simple sangle de 2,5cm, ils défient le vide d’aiguille en aiguille. Depuis quinze ans et le numéro d’Henri Réchatin, alias Henry’s entre les pitons de l’aiguille du Midi, on n’avait pas vu pareille sensation dans le massif du Mont-Blanc.Voilà que discrètement, l’an dernier, tels les Quatre fantastiques, un quatuor sympathique de funambules s’est mis à marcher sur les précipices à pas de velours.





Julien Millot et Antoine Moineville dans leurs œuvres à la Dent du Géant (4?013 m) ou à la Tour rouge à près de 3?500 m d’altitude, des sommets échancrés du massif du Mont-Blanc qui se prêtent aux facéties acrobatiques de ces alpinistes. Photo Rémi DEMAUVE et Guillaume FORGET-PATRY

vendredi 8 avril 2011

Les villes candidates pour les JO de 2018 courtisent une audience internationale
LONDRES — Pyeongchang a promis 500 millions $ US pour un programme d'investissements lié aux Olympiques; Munich a démontré la force de ses partenaires financiers allemands; et Annecy a rappelé la grande tradition alpine française. C'est ce qu'ont souligné les trois villes candidates à l'obtention des Jeux d'hiver de 2018, jeudi, alors qu'elles ont présenté leurs dossiers à un auditoire constitué de plusieurs des joueurs-clés sur la scène sportive internationale.
Trois mois avant le vote du Comité international olympique (CIO), les comités de candidature des trois villes ont fait une présentation de 20 minutes lors du congrès SportAccord, auquel assistent des centaines de dirigeants de fédérations sportives et de comités olympiques nationaux de partout dans le monde.
Les présentations se sont voulues une excellente répétition pour les présentations formelles au CIO, qui auront lieu à Lausanne, en Suisse, le mois prochain. La ville hôtesse des Jeux d'hiver sera ensuite élue lors d'un vote secret, qui sera tenu le 6 juillet, à Durban, en Afrique du Sud.
Craig Reedie, membre du comité exécutif du CIO, a déclaré que les trois villes candidates avaient aidé leur cause, jeudi, et qu'Annecy — considérée comme négligée — avait «haussé son jeu d'un cran».
Pyeongchang, qui est candidate pour l'obtention des Jeux d'hiver pour une troisième fois de suite après des défaites pour les Jeux de 2010 et de 2014, est condidérée comme la favorite. Cela pourrait ouvrir une nouveau marché en Asie pour des Jeux d'hiver.
Munich, qui a accueilli les Jeux olympiques en 1972, tente de devenir la première ville à présenter les Jeux d'hiver et d'été. Munich dit qu'il est temps de ramener les Jeux d'hiver en Allemagne après une absence de 80 ans. La dernière fois, c'était à Garmisch-Partenkirchen en 1936.
Annecy se vante de pouvoir offrir des jeux «authentiques» de style villageois au coeur de la région de l'Europe où les sports d'hiver sont les plus populaires. C'est d'ailleurs à Chamonix en 1924 qu'ont eu lieu les premiers Jeux olympiques d'hiver.
Selon Pyeongchang, la Corée du Sud a la 13e économie la plus importante au monde et l'Asie représente un énorme potentiel pour les sports olympiques et les commanditaires. Les Jeux olympiques d'hiver ont été présentés en Asie à deux reprises seulement, les deux fois au Japon.
«C'est un choix historique et une occasion historique pour le mouvement olympique, a indiqué le meneur de la candidature, Cho Yang-ho. Nous voulons donner à 650 millions de jeunes gens l'accès à de nouveaux marchés et la chance de pouvoir profiter des sports d'hiver.»
Munich a été la première ville candidate à présenter son projet. Sa campagne a pris une nouvelle direction, se concentrant sur le fait que le pays est un leader au niveau de la commandite des sports d'hiver. Le chef des ventes et du marketing de BMW, Ian Robertson, a indiqué que la compagnie allemande avait financé 50 pour cent des revenus des sept fédérations de sports olympiques d'hiver.
Il n'y avait toutefois aucune mention de la controverse actuelle à Garmisch-Partenkirchen, qui serait l'hôte des compétitions de ski alpin en 2018. Quelques propriétaires ont refusé de céder leur terre pour les Jeux et un référendum doit avoir lieu en ville le 8 mai.
Charles Beigbeder, le nouveau meneur dans la candidature d'Annecy, a promis «des Jeux authentiques au coeur des montagnes» qui réunirait «le riche héritage des Alpes avec le mouvement olympique.»
Dans sa vidéo, Annecy a mis l'accent sur le paysage du mont Blanc et a inclus des séquences historiques des Jeux olympiques de Chamonix en 1924. Les compétitions de ski seraient présentées dans la région de Chamonix en 2018.

mardi 11 janvier 2011

jeudi 6 janvier 2011

"Les Alpes c'est un pays profond où le ciel, fatigué d'être bleu, s'est allongé sur la montagne"


Des coureurs de montagnes et des escaladeurs de cimes, il y en a toujours eu chez les Servettaz comme dans les autres familles de la région de Charnonix - et depuis que la vogue de l'alpinisme amène en Savoie des « monchus » désireux de vaincre les sommets, on est aussi guide de père en fils mais, parce qu'il connaît trop bien les dangers du métier, Jean Servettaz a décidé de préparer le sien à devenir hôtelier. Cela n'a pas empêché Pierre de s'entraîner et d'être un fin grimpeur. Aussi est-il un des volontaires de la cordée qui doit descendre le corps de son père tué par la foudre pendant un orage au retour d'une course dans les Drus. La neige et la glace rendent l'expédition quasi impossible. Pour avoir voulu forcer quand même un passage, Pierre tombe. Il ne se relèvera de son lit d'hôpital que plus résolu à ne pas s'enliser dans la vie d'homme des plaines. Il sera guide comme son père. Il découvre alors que son accident lui a laissé une terrible séquelle : le vertige. Un prodigieux effort de volonté et l'aide de ses camarades lui permettront pourtant de répondre enfin à l'appel envoûtant des hauteurs. Un appel qui résonne tout au long de ce récit où sont merveilleusement évoqués la rude existence des montagnards et le site grandiose où ils vivent.




les dru

"Grimpez si vous le voulez, mais n'oubliez jamais que le courage et la force ne sont rien sans prudence, et qu'un seul moment de négligence peut détruire une vie entière de bonheur. N'agissez jamais à la hâte, prenez garde au moindre pas.
Et dès le début, pensez que ce pourrait être la fin"
Edward Whymper






"Ce paysage ne nous appartient pas, nous l'empruntons à nos enfants"


"Les montagnes ne vivent que de l'amour des hommes. Là où les habitations, puis les arbres, puis l'herbe s'épuisent, naît le royaume stérile, sauvage, minéral ; cependant, dans sa pauvreté extrême, dans sa nudité totale, il dispense une richesse qui n'a pas de prix : le bonheur que l'on découvre dans les yeux de ceux qui le fréquentent"
Gaston Rébuffat

dimanche 26 décembre 2010

chamonix mont blanc


lac des gaillands


le dru
En haut des cimes on se rend compte que la neige, le ciel et l'or ont la même valeur


l'espace tairraz
"EXPOSITION " DES GLACIERS ET DES HOMMES "( ici )
EXPOSITION DES CRISTAUX ( ici )


 L'Arve est une rivière des alpes qui prend sa source dans le massif du mont blanc.


Née dans la montagne de Balme sur les hauteurs du village du Tour (vallée de Chamonix), l'Arve est gonflée par de nombreux torrents de montagne tels l'Arveyron, torrent exutoire de la Mer de Glace, le Bonnant qui draine les eaux du Val Montjoie ou encore le Giffre, le Borne, la Menoge, la Sallanche ou laDiosaz aux caractères torrentiels puissants.
Tumultueuse, l'Arve se prête volontiers à la pratique du rafting ou du canoë ainsi que de l'hydrospeed.
La longueur du cours d'eau, en France, est de 107,8 km1.



En somme la beauté est partout. Ce n'est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l'apercevoir





mardi 14 décembre 2010

La glisse sans limites



Antoine MontantAntoine Montant, suspendu à une voile, est un accro de la montagne (ACottier/Red Bull)
Spécialiste du speed riding, Antoine Montant a réalisé une performance de haute voltige ce week-end à Chamonix. Avec un sens de la glisse toujours aussi impressionnant, le Français s’est offert un joli numéro de ride sur le câble d’un téléphérique !
par Philippe Givelet, le 13-12-2010


Une paire de ski chaussée aux pieds pour glisser, un casque et une protection dorsale pour se protéger, et bien sûr, une aile pour s’envoler : armé de son habituel matériel, Antoine Montant n’en finit plus de s’élancer du haut de la montagne pour s’adonner à des sensations, toujours de plus en plus fortes. Ce week-end, l’acrobate a offert un nouveau virage à cette discipline émergente qu’est le speed riding. Un mélange entre le ski, le parapente et le parachutisme qui convient parfaitement aux qualités de ce prodige des Alpes et qui fait de plus en plus d’émules dans l’Hexagone. A l’aide d’une voile de faible surface, le principe est de dévaler la montagne en alternant glisse et vol. Braver les barres rocheuses à l’aide de sauts et de «touch and go» incessants, glisser en travers pente ou descendre droit dans le pentu sont donc devenus le quotidien d’Antoine Montant. Un virus attrapé dès l’âge de neuf ans lorsque son frère Valéry, disparu dans un accident de montagne en 2006, l’initie au parapente.
Un ride sur le câble d'un téléphérique
De son premier titre de champion de France de voltige en 2006 jusqu’à sa victoire au championnat du monde de Speedflying en 2010, on pensait que le casse-cou avait effectué le tour de sa passion. Au contraire, toujours à la recherche de nouveautés, jamais en manque d’imagination, Antoine Montant a trouvé le moyen de s’illustrer (une nouvelle fois) ce week-end à Chamonix. En réussissant à glisser le long du câble porteur de l’ancien téléphérique de la Gare des Glaciers lors d’une descente en speed riding, l'enfant de Vovray s’est de nouveau distingué de par son originalité. Élancé depuis le haut de la face Nord de l’Aiguille du Midi qui culmine à 3 800 mètres d’altitude, le Haut-Savoyard a orienté son vol pour slider le câble entre le premier et le deuxième pylône. Sur le site de Red Bull, l’alpiniste, qui fêtera ses trente ans le 15 février prochain, explique comment il parvient à ajuster son vol pour parfaitement maîtriser l’obstacle : «Il faut d'abord effectuer une approche en vol pour se placer au-dessus du câble au bon endroit et à la bonne hauteur», expliquait-il avant son envol. «Le calage de la voile (angle de plané) doit aussi être adapté à l'angle du câble. Ensuite, je laisse piquer la voile pour descendre et prendre contact avec le câble. Toute la difficulté est de toucher le câble sans trop mettre de poids dessus pour ne pas délester la voile, et de rester parfaitement dans l'axe de la ligne».
Avec une finesse de touché de glisse à en rendre jaloux plus d’un, l’aventurier se démarque par sa faculté à être à l’aise aussi bien dans les airs qu’au contact de la neige. Le résultat en est impressionnant. Grâce à un pilotage toujours aussi… déroutant,  Antoine Montant est devenu aujourd’hui une référence mondiale de Speed riding. Une discipline, où «il y a un contact plus direct avec la montagne»et que le vice-champion du monde de voltige en parapente privilégie désormais.



jeudi 9 décembre 2010

Rhône-Alpes: le procès de la télécabine de Planpraz

Écrit par Aurélie BEAU   
Mercredi, 08 Décembre 2010 10:01

Le tribunal correctionnel de Bonneville en Haute Savoie juge ce jeudi cette affaire qui avait fait grand bruit en 2008. L’accident de la télécabine de Planpraz à Chamonix. Un vacancier avait fait une chute mortelle en chahutant dans la télécabine.


C’était il y a trois ans, en mars 2008. Antoine Laurent, 32 ans, passe ses vacances à Chamonix avec des copains. Ce jour là, ils ont beaucoup bu et commence à chahuter dans la télécabine de Planpraz. La vitre cède, Antoine Laurent fait une chute mortelle de plusieurs mètres. Depuis, la compagnie du Mont Blanc qui gère les trois domaines skiables à Chamonix, est au cœur d’une bataille judiciaire. En cause : le manque d’informations. Apparemment, les usagers n’étaient pas au courant qu’il y avait un danger réel à ne pas se tenir tranquille dans la cabine. La compagnie se défend en expliquant que c’est un accident rarissime, qu’il ne se serait pas produit s’il n’y avait pas eu de secousses. Elle va plaider la relaxe au tribunal de Bonneville. La compagnie du Mont Blanc considère qu’il n’y a pas faute, que l’accident est dû à un comportement anormal des usagers. Elle encourt quand même une peine maximale de 225 000 euros. Depuis cet accident, la signalétique dans la télécabine a changé. Elle indique maintenant que le vitrage n’est pas un élément de sécurité mais de confort.

jeudi 2 décembre 2010

PORT CAMARGUE


 lac Salonique


plage sud


Ecrire liberté sur le bord d'une plage, c'est déjà avoir la liberté de l'écrire. Même si la mer efface ce mot : la liberté demeure.

Jean-Michel Wyl


Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages
 Dans la nuit éternelle emportés sans retour, 
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges Jeter l'ancre un seul jour ?








la flamme Olympique  

mercredi 1 décembre 2010

MONT AIGOUAL SUITE



Vive la neige au vent d'hiver



Monsieur Delarbre, Noble et fine silhouette,
Dans la glace miroir, compère tu te reflètes,
Gracile tu écartes les bras au vent d'hiver,
Ne laisse pas tes bourgeons à découvert.

Le soleil va plonger frileusement dans l'eau,
Nous donnant un fond orangé qui réchauffe la peau.
Tu fais tes exercices pour nous faire voir tes muscles noueux.
Tu me fais pitié, squelletique bois à noeuds.


La neige a été soufflée de la mare par le vent,
Vive le vent, mais tiens bon ne plie pas garnement !
Le froid décore de festons les bords de toits
Tandis qu'un glaçon givré musarde allégrément.


Le froid, ami des sports d'hiver,
N'est pas accueilli pareil dans l'univers,
Mais laissez-moi rêver au temps où j'étais heureuse
Libre de glisser sur les pentes neigeuse de montagne laineuse...



Morganne







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