jeudi 25 mars 2010

Edgar Grospiron: «Nos concurrents ont mis la barre très haut»



Edgar Grospiron prend la tête de la candidature d'Annecy aux JO 2018, en compagnie de l'ancienne slalomeuse Perrine Pelen. Ici, le 18 mars 2009
Edgar Grospiron prend la tête de la candidature d'Annecy aux JO 2018, en compagnie de l'ancienne slalomeuse Perrine Pelen. Ici, le 18 mars 2009/REUTERS/Charles Platiau
OLYMPISME - Le directeur d'Annecy 2018 est fier de son dossier de candidature. Mais sait que la bataille va être rude...
D’habitude enjouée, la voix d’Edgar Grospiron est calme. La fatigue? Il faut dire que le champion olympique de ski de bosses en 1992 n’a pas chômé depuis qu’il a repris les rênes de la candidature d’Annecy aux Jeux d’hiver 2018. Voyage à Vancouver, rencontres avec les décideurs sportifs, politiques, économiques, tournée des médias. Grospiron s’est engagé dans une course plus piégeuse qu’un champ de bosses. Et celle-ci devrait durer jusqu'au 6 juillet 2011, date de la décision finale.


Vous avez remis lundi votre dossier de candidature au CIO, moins de deux mois après votre arrivée à la tête d’Annecy 2018. Ca ne laisse pas beaucoup de temps pour réfléchir…

Effectivement, les délais était très compliqués à tenir et le travail remis est énorme. Mais quand on regarde la qualité du dossier et qu’on le met en perspective avec les attentes du CIO, on se rend compte qu’on est dans la  ligne. Selon moi, on est même très bien.
 

Qu’est-ce qui vous incite à l’optimisme?

Notre concept. Différent des autres candidats puisque notre projet est multipôle et compact, dans un rayon de 50 km. Notre choix s’est porté sur des sites avec des noms mythiques comme Chamonix, Megève, Morzine, La Plagne. On est sûr qu’il y aura de l’ambiance et que sportivement on sera à la pointe. Notre projet répond à l’exigence de mise en valeur des performances sportives, dans une ambiance festive tout en garantissant des conditions de travail optimales pour les journalistes du monde entier.
 

On ne peut pas nier l’avance des deux autres concurrents, Munich et Pyeongchang en Corée du Sud…

Oui, mais cette avance ne joue pas sur le dossier. Elle est visible en terme de lobbying. Nos concurrents on tmis la barre haute. Munich s’est porté candidat très tôt [dès 2007], avec le soutien de Thomas Bach, membre éminent du CIO [il est vice-président] et même candidat à sa présidence. En ce qui concerne, Pyeongchang, ça fait huit ans qu’ils sont dans la course puisqu’ils ont échoué deux fois en finale. De ce point de vue-là, nous avons donc du travail.
 

A l’inverse, Antoine Deneriaz n’a pas été élu à la commission des athlètes du CIO

Oui, c’est une déception. Pour lui surtout. Je pense que la candidature ne l’a pas servi parce qu’il y a eu un lobbying contre lui orchestré par nos deux concurrents. Evidemment pour nous aussi, c’est dommage. Avoir un troisième membre au CIO [en plus de Jean-Claude Killy et Guy Drut] aurait été un avantage.

 

Votre séjour à Vancouver vous a inspiré pour votre propre dossier?

Annecy n’a pas la même configuration que Vancouver, mais on a pu observer la qualité des infrastructures mise en place. Les pistes étaient d’un niveau très pointu…
 

On a quand même constaté que la neige n’était pas toujours d’une très bonne qualité.

Mais ce n’est pas à la neige de s’adapter à la compétition. C’est au sportif d’être suffisamment complet pour briller sur tous les terrains. Pour moi, c’est ça un champion!

 

Pendant les JO, vous aviez une double casquette de consultant sur France TV et de directeur de la candidature. Pas trop compliqué?

Au niveau de l’agenda, oui. J’aurais bien aimé me dédoubler par moment.
Propos recueillis par Matthieu Payen

mardi 16 mars 2010

La vidéo offre la démonstration de la jeune Kseniya Simonova , lors de la finale "Tu as du talent" , en Ukraine



Elle est arrivée à faire pleurer le jury lors de cette finale où elle représentait une scène de l'invasion allemande d'Ukraine durant la seconde guerre mondiale ,
 
en utilisant ses doigts sur une superficie de sable.
 
C'est extraordinaire...

dimanche 14 mars 2010

Nouveau site de co voiturage!
par otc


Nous ne remettrons pas en cause notre forum de co voiturage qui a fait l'objet de plusieurs articles dans le Dauphiné...Mais nous tenons à souligner cette bonne initiative qui permet d'aller une fois de plus dans le bon sens. Voici donc le site de co voiturage tant attendu...

Plus d'excuse pour ne pas partager sa voiture...Vous trouverez sur ce site votre bonheur!

Trouver quelqu'un pour aller faire les magasins ou les musées à Lyon, à Paris ou ailleurs...Milan?

Trouver quelqu'un pour prendre le train ou l'avion...

Trouver quelqu'un pour simplement aller au boulot le matin...Et rentrer le soir...

C'est Jeff de Net cible qui a conçu le site. Comme beaucoup d'entre nous, Jeff se déplace. Chamoniard depuis 20 ans, il a pu observer que diminuer le trafic routier permettrait d'alléger notre vallée. Comme tout bon concepteur de site Internet, ce site s'est présenté comme inévitable...Alors, il l'a fait...

Rendez-vous sur www.chamonix-covoiturage.com!

jeudi 4 mars 2010


BLACK WEEK-END
DU MERCREDI 17 MARS 2010 AU SAMEDI 20 MARS 2010Le Black Weekend est un événement qui rassemble l?essence de la glisse sur neige et la scène musicale émergente : 4 jours blancs et 4 nuits noires


Une ouverture sur les nouvelles cultures créatives, une manifestation inédite, visuelle et sonore, autour de créateurs internationaux. Boss des bosses (le 17), DJ Sets et concerts avec têtes d?affiche (le 20).


Lieu de la manifestation : Chamonix-Mont-Blanc
Renseignements : Mairie de Chamonix-Mont-Blanc
Tél : 04 50 53 38 24
Site internet : http://www.blackweekend.com

mardi 2 mars 2010

Voyage Carnet de route à Chamonix, la montagne à l'extrême





Bonnes adresses pour un séjour à Chamonix et conversation amoureuse et grisante au pied du Mont-Blanc...

Au détour d'une rue ou au-dessus d'un toit, il est partout, omniprésent. Une force tranquille qui veille en silence sur Chamonix. Écrasant, le mont Blanc ? Pas tant que ça. On le trouverait presque humble et accessible, ce colosse haut de 4 810 mètres. Doux, surtout, avec ses rondeurs molles et poudrées qui tranchent avec les arêtes aiguisées de ses voisines, sévères et fières, à l'image des Drus. Voilà le secret du mont Blanc, la vraie montagne magique : il ne réserve sa puissance qu'à ceux qui s'aventurent à l'approcher de tout près. Plus on monte en altitude, plus il semble imposant et dominateur.
Depuis la plate-forme de l'aiguille du Midi, celui qui semble presque innocent depuis les ruelles bordées de boutiques élégantes de Chamonix se transforme en une masse gigantesque jouant un spectacle grandiose avec la lumière. Voir l'aube sortir de la pénombre et embraser, l'un après l'autre, glaciers, cimes et aiguilles, est un miracle de la vie. Se libère alors ce parfum de légende que distillent certains lieux au pouvoir magnétique dont les noms seuls font rêver : Everest, Sahara, cap Horn... Autant d'icônes de la démesure, de geysers d'énergie pure qui donnent envie de se dépasser, de conquérir. Le mont Blanc, c'est la voie initiatique par essence.

Ce "la-haut" est alors un autre monde...

C'est aussi une aventure fantastique, riche et exaltante comme une saga russe, jalonnée de drames et de larmes. Une épopée des cimes qui s'est construite au fil des ans et des vies. Des vies prises à Chamonix, pour la plupart. Pourtant, ce sont deux Anglais, William Wyndham et Richard Pococke qui, les premiers, auront envie, en 1741, "d'aller voir si, en montant sur la montagne, on pouvait découvrir quelque chose de plus". Ce "là-haut" est alors un autre monde, hostile et mystérieux, terre de mythes et de sortilèges. Les Anglais entreprennent une expédition vers le Montenvers et décrivent le choc ressenti devant le glacier qu'ils baptisent Mer de Glace, dans Relation d'un voyage aux glacières de Savoie, un ouvrage qui a sans doute été le premier à démystifier la haute montagne. Le livre connaît un immense succès et les touristes commencent à affluer à Chamonix. Se développe alors une culture de l'accueil, et on s'improvise hébergeur ou accompagnateur. Les Chamoniards apprennent à apprivoiser et à conquérir ces "monts affreux" où nul ne s'aventurait jusqu'alors.

Fraternité au sommet

Pas d'ascension du Cervin pour William Whymper sans Michel Croz, qui y perdit la vie. Pas d'escalade de l'aiguille du Fou sans Ravanel le Rouge. Les premiers à fouler les neiges inviolées du mont Blanc en août 1786 furent le médecin Michel Paccard et le chasseur de chamois Jacques Balmat, à l'instigation du naturaliste et géologue genevois Horace Bénédict de Saussure, auteur du célèbre Voyages dans les Alpes. Et quant à la première hivernale, on la doit à Jean Charlet-Straton.
En 1821, les deux mondes, la vallée et la haute montagne, s'unissent définitivement : les Chamoniards écrivent une page essentielle de l'histoire de l'alpinisme en créant la Compagnie des Guides de Chamonix, immortalisée par le célébrissime Premier de cordée de Roger Frison-Roche. La voie est ouverte et ce Chamonix-mont Blanc, entité fraternelle qui n'aura d'existence légale qu'en 1921, ne cesse de fasciner.
Explorateurs, peintres, écrivains, poètes participent au tournant du XXe siècle à la mutation du village en reine de la villégiature d'été, capitale de l'alpinisme, puis grande élégante des sports d'hiver. En moins de dix ans, les palaces "larges, pansus, hauts, superbes, plantureux", comme les qualifiait le voyageur Amédée Achard, fleurissent et aristocrates et grandes fortunes affluent. Qui n'a pas en tête ces promeneuses huppées et chapeautées qui découvrent à dos de mulet la Mer de Glace ? Ou les photographies à la beauté cristalline de Jacques-Henri Lartigue, témoin d'un art de vivre délicieusement mondain, évanescent comme une bulle de champagne, qui se trouve ici autant à son aise qu'à Biarritz ou à Deauville...
Aujourd'hui, cet esprit du bel hôtel perdure, que ce soit au légendaire Hameau Albert Ier qui, tout en gardant son caractère, se réinvente régulièrement, aux Aiglons, rénové complètement fin 2008, ou encore au Morgane, très soucieux de préserver son environnement d'exception. Une culture de l'après-ski et du plaisir qui double de soie le caractère bien trempé de cette ville-station intrépide, innovante, jamais effrayée par les projets, aussi démesurés soient-ils. Qui aurait imaginé que l'aiguille du Midi, perchée à 3 842 mètres, serait un jour reliée à Chamonix par un câble ? Après cinquante ans de travaux, lancés en 1905, et de nombreuses vicissitudes, on peut enfin, en vingt minutes à peine (et grâce à un deuxième tronçon particulièrement spectaculaire !) s'offrir une plongée en haute montagne, au cœur de l'extrême.



Quant au téléphérique des Grands Montets, projet pharaonique mis en œuvre dans les années 1960, il a fait de ce décor stupéfiant dominé par l'aiguille Verte le lieu mythique du très grand ski et un laboratoire d'essai pour les nouvelles glisses. Entre bien-être et sport extrême, Chamonix-mont Blanc, c'est la montagne plein cadre.
Nos meilleures adresses

Où dormir ?

Le Morgane, pour son esprit contemporain et naturel. Très engagé en faveur du développement durable et de l'environnement, Le Morgane est l'un des premiers hôtels de montagne qui peut s'enorgueillir d'un bilan énergétique sans émission de CO2 grâce aux panneaux solaires installés sur le toit et à l'utilisation de sources d'énergies renouvelables. Quelques 56 chambres, de 20 m2 à 50 m2, avec vue sur le mont Blanc, le Brévent ou l'aiguille Verte. À partir de 200 € en haute saison. 145, avenue de l'aiguille du Midi. Tél. 04 50 53 57 15 et morgane-hotel-chamonix.com
Les Aiglons bouscule les codes de l'hôtellerie traditionnelle de montagne en jouant la carte de l'anticonformisme et de l'audace. Pierre, verre et lumière sont les ingrédients de cette recette pétillante. 107 chambres, un spa, un restaurant et une piscine extérieure chauffée face au mont Blanc ! À partir de 110 € en haute saison. 270, av. de Courmayeur. Tél. 04 50 55 90 93 et aiglons.com
Le Hameau Albert 1er (2), une institution doublée d'une belle histoire de famille. Trois types d'hébergement possibles : l'Albert 1er, avec ses 21 chambres et ses suites avec vue sur le jardin ou le mont Blanc qui marient design, art populaire et matériaux anciens ; La Ferme, une quinzaine de chalets en bordure de parc qui accueillent 12 chambres de caractère, et Le Chalet Soli, un chalet indépendant de 120 m2 qui peut accueillir jusqu'à 6 personnes. À partir de 210 € en haute saison. 38, route du Bouchet. Tél. 04 50 53 05 09 et hameaualbert.fr
La Ginabelle, face à la gare de départ du Montenvers, 70 appartements répartis en 3 chalets, du 2 au 4 pièces haut de gamme à la déco traditionnelle, avec un grand espace bien-être. À partir de 630 € la semaine en 2 pièces. Tél. 08 92 35 06 80 et residences-mgm.com
Maeva La Rivière, une résidence confortable et bien située dans le quartier de Chamonix Sud, à proximité du téléphérique. Prix à la semaine à partir de 640 € le studio pour 4 personnes. 187, promenade Marie-Paradis. Tél. 04 50 53 37 87. 

Où dîner ?

Atmosphère, pour la carte d'hiver bien tournée de Mickael Guibert : bresaola du val d'Aoste à l'huile d'olive et copeaux de parmesan ; foie gras de canard maison, chutney aux griottes ; sole "petit bateau" (350 grs) meunière ou grillée ; carré d'agneau persillé, rôti et petit jus parfumé au thym... Mais aussi tartiflette des Aravis aux pruneaux ; pierre chaude aux trois viandes... Menu tradition à 30 €. 123, place Balmat. Tél. 04 50 55 97 97 et restaurant-atmosphere.com
Le Bistrot où exerce Mickey, un ancien de l'Albert 1er, et Valery Allard, ex-sommelier du Flocons de Sel, à Megève. À la carte, champignons en cappuccino et foie gras, dos rôti de lièvre avec une compotée de potirons aux noisettes du Piémont, demi-homard et sa salade de pommes de terre tièdes à la roussette de Savoie... Les desserts ne sont pas en reste avec la pomme en brioche perdue et glace au caramel ! 42 € le menu classique et 65 € le menu découverte avec 5 plats, fromage et dessert selon l'inspiration du chef.
151, avenue de l'aiguille du Midi. Tél. 04 50 53 57 64 etlebistrotchamonix.com
La Bergerie, à Planpraz, juste à la sortie de la télécabine, sur le domaine du Brévent. Une belle terrasse à 2 000 mètres d'altitude, face au mont Blanc, et des plats bien revigorants pour repartir sur les pistes. Grillades au feu de bois et grands classiques de la montagne. Menus à 15 € et 24 €. Domaine Brévent Flégère, Argentière. Tél. 04 50 53 05 42 et restaurants-altitude.com/ete/bergerie/bergerie 
La Cabane des Praz, combine architecture traditionnelle et design. Spécialités autour du fromage et sur la pierre, et une thématique chasse en automne. Menu à 28 €, avec notamment une terrine de lièvre aux girolles, un agneau de sept heures confit et le dessert du jour. Tél. 04 50 53 23 27 et restaurant-lacabane.com
L'Impossible est une ancienne ferme qui accueille un joyeux désordre d'objets du XVIIIe siècle, des reproductions de tableaux célèbres, des grands lustres baroques... La classique tartiflette partage la vedette avec les plateaux de fruits de mer. Menus à partir de 30 €. 9, chemin du Cry. Tél. 04 50 53 20 36.
L'M est l'une des terrasses les plus agréables de Chamonix sur laquelle on déguste une carte sympathique en admirant les aiguilles du Midi, du Plan, de Charmoz et de Blaitière ! 81, rue Joseph-Vallot. Tél. 04 50 53 58 30

Shopping

Refuge Payot, une institution pour les amateurs de fromage, de confiture et de charcuterie. 255, rue du Docteur-Paccard. Tél. 04 50 53 16 86 et refugepayot.com
Cocktail Scandinave, spécialiste de la déco traditionnelle de montagne. Pour retrouver l'atmosphère du grand Nord dans les Alpes ! De la chambre au salon, du bois massif pour toute le maison. Également des objets et accessoires déco. Centre commercial Alpina, 1, rue du mont-Blanc. Tél. 04 50 53 15 19 et cocktailscandinave.fr
Rêves d'Hiverpropose dans un espace tout en bois du beau linge de maison (Legend'enhaut et Linum, notamment), des accessoires, de l'art de la table et du mobilier d'intérieur de charme. Très riche en idées cadeaux originales. Et aussi une partie consacrée à l'univers de la salle de bains. 211 et 222, avenue Michel-Croz. Tél. 04 50 53 64 68 etrevesdhiverchamonix.com
Les Petites Galerie, pour le linge de maison fabriqué à la Filature Arpin. 35, rue Paccard. Tél. 04 50 53 19 17.
Mon Blanc Calin, pour les collections de linge de maison toutes douces signées Sylvie Thiriez.197, av. Michel-Croz.Tél. 50 53 91 06 etsylviethiriezcreations.com

A faire

Découvrir la vallée Blanche avec un guide confirmé. Ceux de la légendaire Compagnie des Guides de Chamonix sont formidables. Maison de la montagne, 190, place de l'Église. Tél. 04 50 53 00 88 etchamonix-guides.com
Skier sur le domaine de la vallée de Chamonix, le plus beau de Haute-Savoie. Répartis sur plusieurs massifs, reliés entre eux par navette : le Brévent et l'aiguille du Midi à Chamonix, la Flégère au Praz, les Grands-Montets à Argentière et la Balme au Tour. Avec le Chamonix le Pass, accès aux 3 domaines skiables (Grands Montets, Balme, Brévent-Flégère) : 38,50 € la journée, 192 € les 6 jours de skiconsécutifs. Également le Mont Blanc Unlimited, qui donne accès aux 4 domaines skiables (Grands Montets, Balme, Brévent-Flégère et Courmayeur, en Italie) et aux 4 sites d'excursion (téléphérique de l'aiguille du Midi - accès vallée Blanche, train du Montenvers - Mer de Glace, Tramway du mont Blanc et, en Italie, Funivie monte Bianco, "l'autre" vallée Blanche) : 48,50 € la journée adulte, 235 € les 6 jours de ski consécutifs. 35, place de la Mer de Glace. Tél. 04 50 53 22 75 etcompagniedumontblanc.fr

A visiter

Le Musée alpin, installé dans l'ancien Chamonix Palace. Toute l'histoire de la vallée, l'épopée de la conquête des cimes, les débuts du ski... Et aussi une belle collection d'estampes et de peintures. 89, avenue Michel-Croz. Tél. 04 50 53 25 93.
L'Espace Tairraz, situé juste au-dessus de l'église, sur le parvis Saint-Michel, abrite notamment le musée des Cristaux et sa collection exceptionnelle de minéraux du mont Blanc, quelque 450 pièces. Tél. 04 50 55 53 93.

Pratique

Office de tourisme de Chamonix, 85, place du Triangle de l'Amitié. Tél. 04 50 53 00 24 et chamonix.com

Elodie Frégé : découvrez son single La fille de l'après-midi



Elodie Frégé propose son premier single intitulé La fille de l'après-midi. Un titre qui sera disponible dans le prochain album de la chanteuse. Découvrez-le.

Elodie Frégé : découvrez son single La fille de l'après-midiElodie Frégé revient avec un troisième album dès avril prochain. Quatre ans après son précédent disque Le jeu des sept erreurs, la chanteuse dévoile son nouveau single, La fille de l'après-midi.Après un opus qui a rencontré un beau succès en 2006, elle continue dans la même voie avec ce premier titre. La jeune femme reste dans la poésie et n'hésite pas à jouer avec les mots dans ce single. "Vous m'aviez versé divers aveux et vertueux essais, laissant penser. Mais après vous m'avez laissé là vivoter entre vous et mes si éventés", chante-t-elle. Elodie Frégé dévoilera prochainement le clip de ce single et proposera ses nouveaux titres sur scène au cours d'une tournée dans toute la France, qui passera par le Théâtre Marigny de Paris le 16 mai prochain.

Ecrit mar 23 févr 2010 15:00 CET par News de stars in Avatar de stars

jeudi 11 février 2010

Le mont Blanc broie du noir

Luna Park ou site classé ? L’avenir du toit de l’Europe, menacé par la surfréquentation, reste en suspens.

Pour Jean-Marc Peillex, le maire de Saint-Gervais-les-Bains (Haute-Savoie), la surfréquentation du sommet, avec son cortège de décès et de nuisances écologiques, “n’est plus tolérable : le mont Blanc est devenu un parc d’attractions”, répète-t-il. Il a une solution : instaurer un permis d’ascension, idée rejetée par le milieu montagnard, qui plaide pour plus d’information. La mortalité dans les montagnes françaises est stable : une centaine de morts chaque été, dont un quart de randonneurs et une dizaine d’alpinistes sur le seul mont Blanc. Les grands jours, plus de 300 personnes se lancent sur ses pentes. La célèbre montagne souffre, outre de son irrépressible aura de point culminant, d’un accès trop banalisé en raison des remontées mécaniques sur ses flancs et d’une promotion locale historique. Le maire de Saint-Gervais est à cet égard un parfait tartuffe : il n’a de cesse d’utiliser le mont Blanc pour sa communication, invitant à tour de bras journalistes et “pipeules”, Gérard Holtz et PPDA en tête, à venir le gravir, rebaptisant sa commune “Saint-Gervais-Mont-Blanc” sur ses brochures, bataillant comme un forcené pour faire monter plus haut le train touristique de Saint-Gervais et ses 150 000 passagers annuels, au-delà de son terminus actuel à 2 400 mètres. Jean-Paul Trichet, vice-président de ProMont-Blanc, fédération franco-italo-helvétique des associations de défense du massif, grince : “C’est un adepte de l’egologie ; il fait feu de tout bois, sans reculer devant les pires contradictions. Il focalise l’intérêt des médias sur la fréquentation du sommet au détriment des vraies menaces.”

Si le massif du Mont-Blanc est effectivement devenu un parc d’attractions, les 20 000 à 30 000 alpinistes attirés chaque année par son sommet ne représentent qu’une goutte d’eau parmi les quelque 5 millions de visiteurs annuels, Français, Italiens et Suisses confondus. L’économie locale vit du tourisme, une manne dont profite avant tout la vallée de l’Arve, c’est-à-dire Chamonix et ses voisines, mais aussi Courmayeur, en Italie, ou Saint-Gervais… Cet afflux de skieurs et de touristes génère de sérieux soucis : trafic routier, pollution de l’air, nuisances sonores du trafic et des survols incessants du massif, pression urbanistique. On a beaucoup construit et on construit encore, à Chamonix comme à Courmayeur. La spéculation immobilière chasse habitants permanents et travailleurs saisonniers vers le bas des vallées, augmentant d’autant le trafic automobile.

Plus besoin de dormir sur place pour visiter le massif. On y arrive très vite par la route. Sous le Mont-Blanc, le tunnel est l’un des principaux axes routiers européens. Les 1 600 camions et 3 200 voitures qui empruntent chaque jour le tunnel (1,8 million de véhicules par an), frôlent de ce côté un glacier des Bossons en plein recul pour cause de réchauffement climatique. En l’absence d’investissements forts dans le rail et les transports en commun (le train n’arrive pas à Courmayeur, et il est sous-développé en vallée d’Arve où il serait d’un usage facile), ces axes routiers jouent le rôle d’aspirateur à voitures. Deux tiers des véhicules traversant la vallée vont ou viennent de Chamonix-ville – hors tunnel, donc… Les tour-opérateurs, en particulier ceux qui travaillent sur les marchés asiatiques en pleine croissance, n’hésitent plus à faire des excursions à la journée depuis l’aéroport de Genève. Ce sont avant tout les remontées mécaniques qui les attirent. Il y en a plus de 80 sur les flancs du massif, certaines ouvertes toute l’année, à commencer par la plus célèbre, le téléphérique de l’Aiguille du Midi (500 000 passagers par an), ou le train du Montenvers vers la mer de Glace (350 000 passagers). Elles sont majoritairement exploitées par la Compagnie du Mont-Blanc (CMB), créée en l’an 2000, satellite de la Compagnie des Alpes, qui détient les plus grands domaines skiables de la chaîne alpine et une bonne partie des parcs d’attractions européens. La CMB, dont la ville de Chamonix est actionnaire minoritaire, gère sa belle affaire avec dynamisme. Décriée pour sa politique tarifaire (monter à l’Aiguille du Midi coûte 38 euros ; 21 euros pour la mer de Glace), la compagnie rénove frénétiquement les équipements de la vallée d’Arve. Elle aménage la ville, remplace les anciennes télécabines par de nouvelles, au débit plus élevé.

En 1991 a vu le jour un Espace Mont-Blanc, organe transfrontalier chargé par les Etats de concilier protection de l’environnement et développement économique. Près de vingt ans plus tard, l’échec de cette structure est patent. Les espoirs se tournent désormais vers un classement du massif au Patrimoine mondial de l’humanité de l’UNESCO. Ce projet semble convaincre nombre d’élus locaux, régionaux et nationaux, dont Eric Fournier, le maire de Chamonix : “Cela permettrait de donner de la cohérence aux politiques publiques, tout en les accélérant, à commencer par celles des transports. L’UNESCO, c’est le pari de se dire qu’on parvient à aller plus vite vers le ferroviaire, vers le développement durable.” M. Trichet renchérit : “Au cours de l’histoire, ce massif a toujours su inventer, innover. Mais, depuis cinquante ans, il ne se passe plus rien. On peut faire de grandes choses, ici. Les collectivités et les Etats en ont-ils la volonté ?”

Une candidature au Patrimoine mondial impliquerait que les Etats et territoires concernés élaborent un contrat de gestion et de protection. L’Espace Mont-Blanc juge le projet “prématuré”. Les communes italiennes se sont prononcées pour ; les communes françaises, pas encore. “Laissez-nous quelques mois”, plaide M. Fournier, qui a le soutien des communes de l’Arve, mais pas celui de Saint-Gervais : M. Peillex a trouvé une occasion de plus de se distinguer en s’opposant violemment au projet. La région Rhône-Alpes le soutient mais n’y travaille pas ; l’assemblée du Val-d’Aoste reste muette. Et si l’Italie et la France ont déposé une déclaration d’intention auprès de l’UNESCO, la Suisse ne l’a pas fait, tandis que le ministre de l’Environnement italien est aux abonnés absents. Nicolas Sarkozy, en campagne au pied du glacier des Bossons, avait promis que ce classement serait “un combat pour la France”. Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie, fanfaronnait en octobre 2007 : “Je suis convenu avec l’Italie et la Suisse de déposer un dossier commun concernant le statut du Mont-Blanc.” Le plus haut sommet d’Europe de l’Ouest attend toujours un début d’éclaircie.

jeudi 4 février 2010

PROMO APPT des CHALET près des pistes HIRMENTAZ


Prix / semaine : 300 €
Code postal : 74420
Capacité : 6

PROMO VACANCES DE PAQUES : 300 € LA SEMAINE !!!!
(Reste encore quelques dispos en mars)

ENVIE D’EVASION !!
Venez vous ressourcer à la montagne : calme, air pur, ski alpin ou de fond, raquettes, ballades (1/2 h du lac Léman, de la Suisse, 1 h du Mt Blanc…) et profitez de tarifs attractifs hors saison.
Accueil convivial : tout est réuni pour vous garantir le meilleur séjour.

Nous vous proposons un appart tout confort et très lumineux ambiance chalet avec : cuisine, chambre avec 1 lit 2 pers et 2 lits superposés, salon avec convertible 2 pers , SB WC dans chalet au cœur de la Vallée Verte à Habère Poche alt 1100 m.

PROMO MARS : 300 € LA SEMAINE !!!!
RESTE ENCORE QUELQUES DISPONIBILITES

PROMO VACANCES DE PAQUES : 300 € LA SEMAINE

PENSEZ EGALEMENT A VOS VACANCES D’ETE : de 300 à 380 € la semaine (dégressif à partir de 2 semaines)

Pour plus de renseignements, photos et disponibilités, tél 0603623610




lundi 11 janvier 2010

De Chamouni à ChamonixQuand deux jeunes aristocrates anglais, William Windham et Richard Pocock, découvrent le prieuré de "Chamouni" en 1741, ils ne se doutent pas que leur récit sur ce petit village de montagne et ses glacières va se répandre dans toute l'Europe. Bientôt, de riches touristes majoritairement anglais viennent admirer la mystérieuse Mer de Glace. Ils créent une demande pour les cristalliers et les chasseurs de la vallée qui deviennent leurs guides.

La première auberge ouvre ses portes en 1770, et marque le début d'un développement simultané de l'hôtellerie et des ascensions du massif. La conquête du mont-Blanc par Jacques Balmat et Michel Gabriel Paccard en 1786 achève de démystifier les cimes qui dominent la vallée et scelle le destin du petit bourg de montagne. L'influence exercée par les écrits des préromantiques et des romantiques permet également d'atténuer l'appréhension des hommes vis-à-vis des sommets, et consacre la montagne comme l'expression d'une nature préservée. Un premier hôtel de luxe est construit en 1816, suivi de trois véritables palaces qui surgissent des paisibles champs d'avoine et de seigle de la vallée. L'engouement du tourisme estival est accompagné par la création de la Compagnie des Guides en 1821, et par la construction du petit train du Montenvers en 1908.

Mais le véritable tournant dans le développement de Chamonix est la mise en place d'infrastructures routières et ferroviaires. Une route carrossable entre Chamonix et Genève est construite sous le règne de Napoléon III. Le chemin de fer arrive à Chamonix en 1901. La mise en place du réseau ferré permet de désenclaver la vallée en hiver et ouvre la voie aux sports d'hiver, dont le docteur Payot est le précurseur dans la commune.

La consécration de Chamonix comme cité hivernale a lieu en 1924, avec l'organisation des premiers Jeux Olympiques d'hiver. Chamonix connaît dès lors un développement fulgurant avec la construction de nombreuses remontées mécaniques dont les célèbres téléphériques des Glaciers et de Planpraz, suivis de ceux du Brévent, de l'Aiguille du Midi et de la Flégère. Aujourd'hui devenue ville et point de passage privilégié avec l'Italie via le tunnel du mont-Blanc, Chamonix ne cesse de se développer en cherchant à équilibrer l'essor touristique et routier avec la préservation d'un environnement exceptionnel.

Les témoins du passé
Une ville de montagne aux mille visagescliquez pour agrandirChamonix s'est développée sous l'influence du tourisme et s'est agrandie en fonction de diverses périodes et courants architecturaux. Cette spécificité a pourvu la ville d'un patrimoine riche et diversifié, entre tradition et modernité. Au fil des promenades, on découvre des églises ou des chapelles protestantes datant de plusieurs siècles, des hôtels et des palaces de la "belle époque", des façades de type "Art Déco", des fermes traditionnelles, des villas colossales, des chalets contrastés ou des constructions modernes. La ville est constituée de différentes strates architecturales qui lui confèrent une originalité et une variété inclassables pour une agglomération de montagne.
Un conseil : n'oubliez pas de lever les yeux lors de vos promenades dans le centre et aux abords de la ville. Vous découvrirez des détails insoupçonnés.
Une gastronomie inspiréecliquez pour agrandirCôté table, Chamonix s'inscrit dans la tradition savoyarde avec une nourriture rustique à base de pommes de terre, de fromage et de charcuterie. Vous y dégusterez donc de délicieux gratins savoyards, fondues, raclettes, croûtes, tartiflettes et autres reblochonnades. Sans oublier le fameux farçon : une spécialité à base de pommes de terre râpées, lard, pruneaux, raisins de corinthe, crème et oeufs.
Mais là encore0 le tourisme a permis à la ville de profiter d'un éventail culinaire très diversifié. Ainsi on peut découvrir des mets du monde entier (cuisines italienne, chinoise, japonaise, indienne, mexicaine...), et des restaurants inventifs qui marient avec bonheur la tradition locale avec des connaissances gastronomiques extérieures.

jeudi 17 décembre 2009

CHAMONIX FÊTE FRISON-ROCHE


VENDREDI 04 DÉCEMBRE 2009 AU DIMANCHE 13 JUIN 2010
Roger Frison-Roche nous a quitté, il y a 10 ans. Chamonix lui rend hommage, un film, une exposition, un livre

- Vendredi 4 décembre 2009 - Cinéma Vox à 21h
Projection en avant première du film La piste Frison Roche.
Sur les traces de Premier de cordée.
Un film écrit par Sophie Cuénot et réalisé par Arthur Chays (Intrépide productions Chamonix).
Produit avec le concours de la ville de Chamonix-Mont-Blanc.
« Grimper sur les montagnes sacrées du désert, retrouver les derniers éleveurs de rennes de Laponie, entrer dans les coulisses de la Compagnie des guides de Chamonix… Il faut de bonnes jambes pour suivre la trace de Roger Frison-Roche ! Un voyage en compagnie de la famille Frison-Roche, des guides Christophe Profit, Bernard Prud’homme et Thomas Dulac, de l’écrivain Philippe Claudel (Prix Renaudot 2003), du cinéaste Pierre-Antoine Hiroz (Premier de cordée 1999) et de la famille Utsi en Laponie.

- Du 5 décembre 2009 au 2 janvier 2010 - Médiathèque
Présentation de livres du fonds Frison-Roche + livres de montagne

- Du 17 décembre 2009 au 13 juin 2010 - Musée Alpin
Exposition“ Frison-Roche : l’homme de la neige et du sable ”
Des neiges de Premier de cordée aux sables de La Piste oubliée, à la rencontre des mondes infinis de Roger Frison-Roche : photographies, reportages originaux, manuscrits, cartes, objets personnels… vous transporteront à la source des célèbres romans de l’écrivain-voyageur.

- Mardi 22 décembre 2009 - Majestic à 21h
Soirée Frison Roche organisée par les Editions Guérin
A l’occasion de la sortie de la version illustrée de 300 photographies de “Premier de cordée ”. Ce livre événement est la centième parution des Editions Guérin, qui par ailleurs fête ses 15 ans.
Présentation d’un diaporama sur Frison Roche, présence de la famille Frison Roche et d’auteurs des Editions Guérin (Dominique Potard, Christophe Moulin, Blaise Agresti, Antoine Chandellier…) ainsi que de Philippe Claudel, auteur de la préface de Premier de cordée.
« Tous les personnages du roman ont vraiment existé dans les années 1920-1930 ! Les Editions Guérin les ont retrouvés dans les albums de famille et dans les archives des photographes amateurs ! Pour le dixième anniversaire de la disparition de Frison-Roche, il était temps de rendre à ses compagnons de cordée la place qui est la leur dans son œuvre… aux côtés de leurs doubles romanesques! »


Lieu de la manifestation : Chamonix-Mont-Blanc
Renseignements : Mairie de Chamonix-Mont-Blanc
Tél : 04 50 53 75 17

Informations complémentaires :
» Film : la piste Frison Roche
» Soirée Frison Roche
» Frison Roche : l'homme de la neige et du sable

vendredi 27 novembre 2009

Alerte sur les glaciers : samedi 28 novembre, 15 h 25 sur France 3

Montagne

Alpes, Jura, Massif Central,neige,glaciers
Alerte sur les glaciers : samedi 28 novembre, 15 h 25 sur France 3 26/11/2009 12:13 (Par Claude COMET)

A la veille de la conférence internationale de Copenhague sur le climat (7 au 18 décembre), en compagnie d'experts et à l'aide de reportages, France 3 dresse un état des lieux à partir de l’exemple des changements qui sont en train de se produire dans les Alpes.

Les Alpes comme témoin privilégié des changements climatiques, tel sera l’objet de l’émission « Alerte sur les glaciers » programmée ce samedi 28 novembre à 15 h 25 sur France 3 national. Une émission de 52 minutes préparée dans le cadre du prochain sommet de Copenhague et qui fera, en compagnie de glaciologues, climatologues et scientifiques le point sur les conséquences déjà visibles en montagne.

Au sommaire des reportages
- Dans la vallée de Chamonix, le glacier suspendu de Taconnaz menace les habitations : le réchauffement global fragilise les séracs situés en amont.
- Après l’effondrement de la Face des Drus, on se pose désormais des questions sur la stabilité des roches soumises aux variations du climat.
- A Sixt Fer à Cheval, les orages violents entraînent des crues torrentielles de plus en plus fréquentes.
- L’apparition de nouveaux lacs d’altitude dus à la fonte des glaciers peuvent, en cas de débordement, provoquer des inondations catastrophiques dans les vallées.
- La faune et la flore montrent déjà des signes qui ne trompent pas : les oiseaux changent de comportement et l’on trouve des arbres là où il n’y avait que des alpages il y a quelques décennies.
- A Chamonix, capitale mondiale de l’alpinisme, mais aussi du tourisme glaciaire qui a fait sa renommée au XIXe siècle, l’une des attractions touristiques de la vallée, la grotte du Montenvers, est menacée à court terme par la décrue de la Mer de glace.


Les invités

- Patrick GABARROU, alpiniste français, guide de haute montagne. Patrick Gabarrou est l’un des ouvreurs les plus actifs de sa génération : plus de 250 premières, dont une quinzaine sur le prestigieux mont Blanc. Il est aussi l’auteur de plusieurs itinéraires dans la très difficile face Nord des Grandes Jorasses et dans des massifs moins connus comme l’Argentera
- Marie-Antoinette MELLIERES, climatologue
- Jean-Marc VENGEON, docteur en géologie, directeur du pôle Grenoblois d’études et de recherches pour la prévention des risques naturels, guide de haute montagne
- Luc MOREAU, glaciologue / Docteur en Géographie Alpine
- Jean-Marie CLARET, concessionnaire de la grotte de glace du Montenvers
- Pascal BRUN, pilote d’hélicoptère

dimanche 8 novembre 2009

CHAMONIX/SAINT-GERVAIS Le Mont Blanc a perdu 45 cm


Il avait l'air désolé de jouer les trouble-fête, hier lors de l'annonce officielle de l'altitude du mont Blanc, le glaciologue du CNRS de Grenoble, Emmanuel Le Meur.
Oui, le mont Blanc a perdu 45 cm en deux ans mais demeure toujours au-dessus de la barre des 4 810 m. Certes le volume de neige situé à plus de 4 800 m est toujours de plus de 21 000 m³, soit 7 000 de plus qu'en 2003 (année de forte canicule et de déficit de précipitations) mais 2 500 de moins qu'il y a deux ans. Bon. Mais pour ce qui est d'en tirer des enseignements, on repassera. Au grand dam des journalistes, prompts à brandir le chiffon rouge du réchauffement climatique, monsieur Le Meur l'avoue : « Cette distribution topographique reste aléatoire. Ces variations sont peut-être révélatrices d'un phénomène météo mais il est difficile de relever une tendance climatique, vu les périodes plutôt courtes de ces mesures ».
Les esprits terre à terre pourront se demander pourquoi, alors que les glaciers rétrécissent, la calotte sommitale, elle, reste globalement stable. « La température moyenne annuelle est de -17 degrés au sommet du mont Blanc. Il n'y a donc pas de fusion possible. Pour que la glace fonde il faudrait un changement climatique hors normes », explique, pédagogue mais pas pédant, le scientifique.
Voyons voir du côté des météorologues. Là aussi le scepticisme est de mise. En 2007 par rapport à 2005, le mont Blanc avait pris deux mètres. « L'hypothèse que l'on avait émise alors, c'est que les nombreux courants d'ouest assez doux avaient provoqué un apport de neige collante », indique Gilles Gobbo, météorologue au centre de Chamonix. « Seulement, entre 2007 et 2009, on a eu peu de courants propices à l'accumulation de neige. »
Le sommet rocheux
à 4 792 m

En fait on commence à comprendre que cette affaire de mesure du mont Blanc, tous les deux ans, initiée par les géomètres-experts relève davantage d'une affaire de communication grand public pour leur profession et aussi, ponctuellement, pour la candidature d'Annecy 2018. Ses promoteurs ont décidé de faire du toit de l'Europe occidentale son symbole. Et que la mesure se stabilise au chiffre rond de 4 810 m pour la troisième fois en cinq mesures depuis 2001, au fond, conforte la hauteur de cette candidature.
Pour ce qui est des enseignements scientifiques, ces huit années d'expérimentations, échelle d'observation courte, confirment ce que l'on supposait : la hauteur du mont Blanc varie au gré de l'embonpoint de sa calotte glaciaire, donc des précipitations mais aussi des effets du vent sur la crête sommitale qui peuvent être décapants ou saupoudrants.
Ce que l'on sait aussi c'est que le mont Blanc, dans sa structure rocheuse, grandit toujours et de manière constante, comme les Alpes, massif jeune. Au rythme d'un paisible et contemplatif gastéropode, soit 1mm par an, selon une étude de l'institut national des sciences de l'Univers du CNRS.
En 2005, à l'initiative du laboratoire de glaciologie de Grenoble, une coupe du sommet débarrassé de son enveloppe glaciaire avait été réalisée. Cette mise à nu nous apprenait alors que le sommet rocheux du mont Blanc culminait à 4792m, se situant à l'ouest du sommet de surface. Une altitude géologique qui, selon les spécialistes de la tectonique, s'explique par l'interaction de deux failles inverses bordant le massif, conséquence de la collision entre le continent européen et le promontoire africain. Ce que les géologues appellent la zone de cisaillement du Mont-Blanc.


Antoine CHANDELLIER
Paru dans l'édition L74 du 06/11/2009 (d602b082-ca03-11de-adae-a5f31fd4642a)
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